Afrique du Sud : l’ANC ne soutient pas l’appel à la démission de Jacob Zuma

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président sud-africain, Jacob Zuma, à Abuja, Nigeria, 29 mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Réunis à huis clos depuis samedi, les cadres du parti au pouvoir statuaient sur le sort de son plus illustre représentant : l'actuel président sud-africain Jacob Zuma. Malgré les nombreux scandales qui touchent le chef de l'État, l'ANC a décidé de ne pas appeler à sa démission.

Impliqué dans plusieurs scandales politiques ou financiers, délaissé par trois de ses ministres qui ont appelé à sa démission, Jacob Zuma savait que le congrès de l’ANC qui s’ouvrait lundi 28 novembre pouvait signer la fin de sa carrière. Il n’en a rien été.

Mardi 29 novembre, à l’issue de sa réunion, le Congrès national africain (ANC) a finalement déclaré qu’il n’appelait pas à la démission de Jacob Zuma.

Gwede Mantashe, le secrétaire général du parti, a pris la parole pour assurer que l’ANC refusait d’appeler le Président à la démission « après de longues, difficiles mais productives discussions. »

Sur les réseaux sociaux, les internautes sud africains ont pour la plupart exprimé leur incompréhension face à la clémence dont bénéficie Jacob Zuma.

Prochaine échéance en décembre 2017 

« La direction a estimé plus urgent de diriger les énergies de l’ANC à travailler à l’unité du parti », a expliqué Gwede Mantashe. « Le plus grand danger pour l’unité de l’ANC est d’engager un combat les uns contre les autres », a-t-il insisté.

Le parti ne doit désigner qu’en décembre 2017 celui ou celle qui succédera à sa tête à Jacob Zuma, dont le second mandat présidentiel expire après les élections générales de 2019. Si l’ANC remporte ce scrutin, ce successeur deviendra chef de l’État.