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RD Congo : à Kinshasa, collégiens et lycéens manifestent contre la cession d’un terrain scolaire à la Chine

Par Jeune Afrique avec AFP

Des collégiens manifestent contre la cession d'un bout du terrain de sport de leur école à l'ambassade de Chine, le 28 novembre 2016 à Kinshasa. © Marc Jourdier/AFP

Plus de 300 collégiens et lycéens ont manifesté lundi à Kinshasa contre la cession d'un bout du terrain de sport de leur école à l'ambassade de Chine par le gouvernement congolais.

Les salles de classe étaient à peine ouvertes lundi 26 novembre que des élèves de l’Institut de la Gombe, école d’un quartier chic du nord de la capitale de RDC, ont barré la circulation devant le cabinet du ministre de l’Enseignement primaire et secondaire aux cris de « Non aux Chinois ! », « Oui aux droits de l’enfant ».

Privés de leur piscine puis des terrains de foot

Selon les manifestants, la cession du terrain à l’ambassade de Chine a été la goutte d’eau de trop qui a déclenché la colère des élèves (et de certains parents à leurs côtés), après que l’école eut été dépossédée de plusieurs autres installations. L’établissement avait déjà été privé de sa piscine et d’un terrain de foot au profit du Shark Club voisin, propriété de Zoé Kabila, jeune frère du président congolais, ou encore d’une école turque.

« Les Affaires étrangères ont attribué ce terrain à l’ambassade de Chine pour la construction d’un centre de formation en informatique », a déclaré à l’AFP un conseiller du ministre de l’Enseignement sous couvert d’anonymat.

Des slogans hostiles à Kabila

Les élèves se sont rendus en cortège devant le ministère des Affaires étrangères et à proximité des bureaux du Premier ministre, scandant des slogans hostiles au pouvoir à moins d’un mois de la fin du mandat de Joseph Kabila, le 20 décembre.

Le président congolais est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. En vertu d’une décision contestée de la Cour constitutionnelle et d’un accord passé entre la majorité et certains opposants ayant renvoyé la présidentielle à une date non fixée, il entend se maintenir à son poste au-delà du 20 décembre, ce que dénonce avec véhémence la majorité de l’opposition.

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