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Infographie : quels sont les ministères algériens les plus affectés par la politique d’austérité ?

Par - à Alger

Vue du port d'Alger le 25 novembre 2016. © Anis Belghoul/AP/SIPA

La loi de finances 2017, adoptée par le parlement algérien le 22 novembre, est une nouvelle fois marquée du sceau de l'austérité. Une hausse du prix de certains produits courants et l'introduction de nouvelles taxes sont notamment au programme. Si certains ministères ont vu leurs crédits fondre depuis le début de la chute des cours du pétrole mi 2014, d'autres restent préservés.

Le budget de l’État algérien pour l’année 2017 confirme les orientations prises par le gouvernement depuis l’effondrement des prix du baril de pétrole, mi 2014. Le projet de loi de finances 2017, qui a été adopté le 22 novembre au cours d’une séance parlementaire boycottée par certains partis de l’opposition, prévoit ainsi une série de nouvelles taxes. Objectif : faire face à l’érosion des recettes pétrolières.

Le tabac, l’alcool, les pneus ainsi que les produits électroménagers importés, entre autres, coûteront plus chers à compter du 1er janvier. Le passeport algérien est lui aussi concerné par l’inflation : le timbre d’émission pour la procédure accélérée passe de 45 000 dinars (environ 370 euros) à 60 000 dinars (500 euros). Mesure symbolique de cette politique d’austérité : l’augmentation de la TVA, qui grimpe de deux points pour passer à 19%.

Le gouvernement a néanmoins fait un geste envers les habitants des régions du sud du pays, qui ont manifesté depuis fin août contre une flambée des prix de l’électricité. D’après le texte voté à l’Assemblée populaire nationale (APN), la facture d’électricité pour cette frange de la population sera réduite de 65%, et de 25% pour les activités économiques situées dans les mêmes zones.

 

Les chiffres de 2013 sont issus de la loi de finances 2013 entrée en vigueur le 1er janvier de la même année et approuvée par le parlement algérien en décembre 2012. Les chiffres de 2017 sont issus de la loi de finances 2017, approuvée par le parlement algérien le 22 novembre dernier.

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