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Soudan : trois employés de l’ONU enlevés au Darfour

Par Jeune Afrique avec AFP

Près de Tabit, un village du Nord du Darfour, en 2014. © Abd Raouf/AP/SIPA

Trois employés du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) ont été enlevés dimanche au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à des violences, a annoncé lundi un responsable local à l'AFP.

« Un groupe d’hommes armés a enlevé hier à Geneina (capitale du Darfour-Ouest, ndlr) trois employés du HCR, deux Népalais et un Soudanais », a indiqué à l’Agence France-Presse Abdelah Mustafa, porte-parole de l’État du Darfour-Ouest. Selon ses propos, la police pourchassait lundi les ravisseurs.

Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès du HCR à Khartoum. Mais un porte-parole de cette agence onusienne a indiqué qu’une réunion était en cours pour discuter d’un « incident urgent ».

Enlèvements fréquents

Le Darfour, où les enlèvements sont fréquents, est le théâtre d’un conflit sanglant depuis 2003, quand des insurgés issus de minorités ethniques ont pris les armes contre le pouvoir de Khartoum, aux mains de la majorité arabe. L’ONU estime que les combats ont fait au moins 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés.

Le président soudanais Omar el-Béchir, recherché depuis 2009 par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour, a annoncé début septembre que la paix était revenue dans cette région, alors que plusieurs ONG internationales font état d’exactions commises par les autorités soudanaises dans la région.

Armes chimiques ? 

En octobre, Amnesty International avait ainsi accusé le gouvernement d’avoir utilisé des armes chimiques présumées contre la population de la région du Jebel Marra au Darfour au cours des huit derniers mois. Un rapport que les autorités avaient dénoncé.

En avril, le régime avait organisé un référendum sur le statut administratif du Darfour et estimé que « la page de la crise (était) tournée » après que 98% des électeurs se sont prononcés sur le maintien de la région en cinq États. Mais ce vote, boycotté par les rebelles, avait été largement critiqué par la communauté internationale.

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