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Côte d’Ivoire : les ministres Mabri Toikeusse et Gnamien Konan limogés du gouvernement

Albert Mabri Toikeusse, président de l'UDPCI, à Paris le 3 juillet 2015. © Vincent Fournier / J.A.

Le ministre des Affaires étrangères ivoirien, Mabri Toikeusse, a été limogé vendredi, tout comme son collègue de l'Habitat et du Logement social, Gnamien Konan. Le premier est remplacé par Marcel Amon Tanoh par intérim, le second par Mamadou Sanogo selon les mêmes conditions.

L’annonce en a été faite par le secrétaire général du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly, vendredi 25 novembre, au Palais de la République.

Le désormais ancien ministre des Affaires étrangères, Mabri Toikeusse, tout comme son collègue du Logement, était en désaccord avec le chef de l’État, Alassane Ouattara, et le directoire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) concernant la nomination de candidats aux élections législatives.

Estimant que les candidatures issues de son parti, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), n’étaient pas assez nombreuses au sein du RHDP, alors que le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara était parvenu à imposer ses cadres, Mabri Toikeusse a en effet décidé de présenter des candidats de son propre parti en dehors de la coalition RHDP. Selon certaines sources au sein du parti, il y a en réalité été poussé par les cadres de sa formation, qui l’ont menacé de destitution s’il ne s’exécutait pas.

Une version balayée par un conseiller du président : « C’est Mabri qui a été sanctionné pas les cadres de son parti », dit-il, précisant que « le RHDP avait accordé 11 investitures à l’UDPCI dans ses fiefs mais Mabri en a demandé d’autres pour étendre sa zone d’influence. »

Ce limogeage n’est donc pas une surprise, d’autant que les déboires de Mabri Toikeusse avaient débuté en début de semaine alors qu’Alassane Ouattara lui avait demandé de ne pas se rendre au sommet Pays arabes/Afrique à Malabo, en Guinée équatoriale, où s’est pourtant rendu le président de République. Il a également été empêché de se rendre au sommet de la Francophonie, dont la conférence ministérielle débutait le 23 novembre.

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