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Mozambique : le bilan de l’explosion d’un camion-citerne monte à 93 morts

Par Jeune Afrique avec AFP

Un enfant grièvement brûlé pris en charge à l'hôpital de Tete, à 90 km du lieu de l'accident le 17 novembre 2016. © AFP/Amos Zacarias

Le bilan ne cesse de s'alourdir au Mozambique, où l'explosion tragique d'un camion-citerne transportant de l'essence a fait 93 morts. Une cinquantaine de blessés était toujours hospitalisée vendredi.

Jour après jour, les autorités mozambicaines rendent compte de l’ampleur du drame qui a frappé l’ouest du pays le 17 novembre dernier. Ce jour-là, l’explosion d’un camion-citerne avait soufflé les dizaines de personnes présentes autour du véhicule.

Le premier bilan faisait état de 43 morts, rapidement réévalué à 80 après que de nombreux blessés sont morts à l’hôpital de Tete.

Vendredi 24 novembre, soit huit jours après l’accident, la directrice adjointe de l’hôpital annonce que le bilan est passé à 93 morts.

Circonstances floues

« La situation générale des blessés s’améliore, même si nous avons toujours 13 personnes dans un état critique. Nous n’avons pas eu de nouveau décès depuis 24 heures », a-t-elle ajouté.

Plus d’une semaine après le drame, les circonstances exactes de la catastrophe, le 17 dernier, restent floues. Selon les autorités, l’explosion, d’origine encore indéterminée, s’est produite au moment où des centaines de personnes tentaient de siphonner le carburant d’un camion-citerne.

Le véhicule avait été abandonné la veille par son chauffeur, qui s’était arrêté près du village Caphiridzange pour y vendre illégalement une partie de sa cargaison.

Le chauffeur toujours introuvable

Mercredi 23 novembre, la police a arrêté un homme suspecté d’avoir participé à cette opération, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la police mozambicaine.

« Nous sommes toujours à la recherche des autres personnes impliquées dans cette vente illégale de combustible car ils sont plusieurs », a ajouté Deolinda Matsinhe. Le chauffeur du camion, qui reliait la ville portuaire de Beira au Malawi, dont il est originaire, était toujours introuvable vendredi, a-t-elle précisé.

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