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Total décroche son terminal GNL à Abidjan

Un cargo chargé de GNL (gaz naturel liquéfié) sur la côte angolaise. © Divaldo Gregorio/Total

L'infrastructure permettra de regazéifier jusqu'à 3 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an à partir de mi-2018.

Le projet de terminal de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) mené par Total en Côte d’Ivoire vient d’être officiellement lancé. Il prévoit la mise en place d’une unité flottante de stockage et de regazéification du GNL (FSRU) à Vridi, dans la région d’Abidjan, et un gazoduc connectant le FSRU aux centrales électriques Ciprel et Azito, dans le sud-est de la capital économique ivoirienne. L’installation va nécessiter près de 100 millions de dollars d’investissement – contre 200 millions de dollars évoqués début octobre par les autorités ivoiriennes – et permettre le traitement de 3 millions de tonnes de GNL par an.

Pour Philippe Sauquet, qui pilote depuis juillet la toute nouvelle division gaz, énergies renouvelables et électricité du producteur français d’hydrocarbures, ce projet « illustre la stratégie de Total de développer de nouveaux marchés gaziers, en ouvrant aux économies à forte croissance l’accès au marché du GNL », selon un communiqué daté du 25 novembre.

Total est l’opérateur et le premier actionnaire (34 %) du projet. À ses côtés figurent l’opérateur gazier et pétrolier national azerbaïdjanais SOCAR (26 %), le géant anglo-hollandais Shell (13 %), des opérateurs publics ivoiriens Petroci (11 % ; hydrocarbures), CI Énergies (5 % ; électricité), du spécialiste du transport gazier Golar (6 %) et du producteur énergétique américain Endeavor Energy (5 %). La mise en service du terminal est attendue pour mi-2018.

Total envisage de développer des projets similaires en Afrique du Sud, au Maroc et au Sénégal, notamment.

Le groupe français espère tirer de ces nouveaux marchés plus de 50 % de sa croissance des ventes de GNL d’ici à 2025.

Total est leader de la distribution pétrolière en Côte d’Ivoire, où il compte 170 stations et 160 salariés, ainsi que des permis d’exploration (CI 100 et CI-514) au large des côtes ivoiriennes.

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