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Kenya : la Nairobi Fashion Week prend de l’ampleur

Au premier rang d'un défilé, pendant l'African Fashion Week, organisée à Lagos, au Nigeria, le 18 mai 2014. © Gwenn DUBOURTHOUMIEU / Jeune Afrique

Douze créateurs venus du continent africain, des États-Unis ou encore des Pays-Bas vont dévoiler leurs collections printemps/été les 25 et 26 novembre, lors de la quatrième édition de la Nairobi Fashion Week. Le thème : "Mama Africa".

Dans la lignée des différentes fashion week africaines qui se sont développées ces dix dernières années, la Nairobi Fashion Week, l’évènement de haute couture le plus important en Afrique de l’Est, met le made in Africa à l’honneur. Avec deux objectifs : faire reconnaître le savoir-faire du continent en matière de haute couture sur la scène internationale, et attirer le consommateur africain.

Célébrer « la beauté naturelle du continent »

Le thème de cette année célèbre, selon les organisateurs, « l’auto-suffisance, la résistance, et la beauté naturelle du continent ». « Tous les créateurs sélectionnés utilisent des matériaux ou des tissus africains » affirme Ester Muchene, en charge de la communication de l’événement. Cela va des afroshirts en wax de la marque béninoise Roar Clothing aux sandales à perles inspirées de l’artisanat Masaï de la kényane Jennifer Rucha, en passant par le style urbain du label ougandais Bobbin’s Brothers.

Organisée pour la première fois en 2013, la Nairobi Fashion week est une initiative privée, initialement destinée à promouvoir l’industrie de la mode kényane, longtemps laissée de côté par le gouvernement. Si l’on est encore loin de l’ampleur des Fashion Weeks de Lagos au Nigeria ou de Johannesburg en Afrique du Sud, les organisateurs sont fiers d’annoncer que l’événement continue de s’internationaliser.

Cette année ils accueillent ainsi une créatrice originaire des Pays-Bas, ainsi que l’Américaine Tiffany Brown. De nombreuses personnalités kényanes, dont des musiciens et des acteurs, sont également attendues.

Promouvoir le made in Kenya

Mais si le style afro connaît un succès croissant dans le monde de la mode, rares sont les Africains qui achètent des vêtements produits par ces nouveaux labels. « Les Kényans pensent que ces vêtements et accessoires sont beaucoup trop chers, et la plupart préfèrent s’acheter des habits d’occasion, ou en provenance de Chine. Pourtant nos produits ne sont pas si inabordables. » déplore Esther Muchene.

C’est pourquoi la Fashion Week a aussi vocation à sensibiliser les consommateurs. Si les défilés seront payants, les stands des différentes marques seront ouverts gratuitement au public, qui pourra directement acheter des créations, et rencontrer les stylistes.

Une manière de montrer qu’acheter du made in Kenya ou du made in Ouganda est possible.

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