Fermer

L’argent des Africains : Sami, cadre dans une banque au Maroc – 1 400 euros par mois

Salle des marchés de la Banque populaire de Casablanca, au Maroc, le 26 septembre 2014. © Guillaume Mollé pour Jeune Afrique

Cette semaine, la série l'argent des Africains vous fait découvrir Sami, Marocain de 32 ans, cadre dans une banque de Casablanca. Combien gagne-t-il et comment dépense-t-il son argent ? Il nous a ouvert son portefeuille.

C’est dans une famille de la classe moyenne, à Meknès, que Sami est né. Désormais ingénieur en système d’information dans une banque de Casablanca, son salaire s’élève à 14 784 dirhams, soit 1 400 euros par mois. Une rémunération conséquente dans un pays où le salaire minimum ne dépasse pas les 220 euros.

Formé initialement en France, où il a suivi des études d’informatique à l’Université d’Aix-Marseille, Sami a fait le choix délibéré de rentrer dans son pays de naissance. Bien que d’autres opportunités professionnelles se soient offertes à lui en Europe, le jeune trentenaire a préféré s’installer au bord de l’Atlantique, dans la ville blanche.

« Le Maroc est un pays qui ne cesse de se développer, on y trouve tout ce qu’on veut. On a, certes, des contraintes de vie. Mais je préfère les affronter plutôt que de vivre ailleurs », dit-il, d’un ton résolu.

Loyer : 260 euros par mois

Sami vit avec sa compagne dans un appartement au cœur de Casablanca. Tous deux apprécient le calme et la tranquillité des lieux, pour lesquels ils s’acquittent de 260 euros chaque mois.

Même si son lieu de résidence se trouve à proximité de son employeur, Sami utilise quotidiennement sa voiture, dont le crédit à rembourser tous les mois s’élève à 260 euros. Sans compter les dépenses d’entretien, qui atteignent en moyenne 100 euros par mois.

Concernant les factures diverses – internet, eau et électricité -, Sami débourse chaque mois une enveloppe de 80 euros. Un poste de dépenses qui, de l’avis du couple, est largement acceptable.

 

Alimentation et sorties : 300 euros

Le couple aime se faire plaisir lors des repas : grâce à son revenu confortable Sami peut se permettre de dépenser plus de 300 euros pour son budget alimentaire à Casablanca. Avec sa compagne, il prend plaisir à flâner dans les ruelles du marché historique des Habous. Et quand le temps lui manque, Sami s’approvisionne de manière plus conventionnelle au supermarché à côté de chez lui.

Épargne : 150 euros

Installé dans une ville aussi dynamique que Casablanca, le jeune couple n’a pas le temps de s’ennuyer. Le reste du salaire est donc consacré aux loisirs, à une limite près : raisonnable, Sami prend tout de même le soin de mettre de côté 150 euros tous les mois pour faire face aux imprévus.

________________________

Si vous souhaitez participer à notre série, écrivez-nous à argentdesafricains@jeuneafrique.com

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici