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Pourquoi Facebook cartographie les régions d’Afrique pas connectées à Internet ?

Un homme surfe sur Internet dans un cyber-café de Cotonou, au Bénin, le 24 février 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Facebook vient de se lancer dans un projet de cartographie des régions du monde où l'accès à Internet demeure inexistant. L'Afrique du Sud, le Ghana et le Malawi sont les trois premiers pays du continent ciblés par cette initiative.

Comment vit-on aujourd’hui sans Internet ? À quels défis sont confrontées les communautés qui ne sont toujours pas connectées ? C’est pour répondre à cette double question et tenter d’apporter des solutions que Facebook se tourne vers la cartographie.

Avec ses 1,79 milliards d’utilisateurs actifs par mois (chiffres officiels de septembre 2016), le premier réseau social au monde voudrait désormais mettre à disposition une série de cartes détaillées de toutes les zones encore inaccessibles à Internet.

Ce projet a été officiellement lancé le 16 novembre par la publication des premières données concernant cinq villes, dont trois sont africaines :

Pretoria, en Afrique du Sud

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Population et infrastructures autour de Pretoria, en Afrique du Sud. © Facebook Connectivity Lab/Center for International Earth Science Information Network

Accra, au Ghana

Facebook Connectivity Lab/Center for International Earth Science Information Network

Population et infrastructures autour d'Accra, au Ghana. © Facebook Connectivity Lab/Center for International Earth Science Information Network

Lilongwe, au Malawi

Facebook Connectivity Lab/Center for International Earth Science Information Network

Population et infrastructures autour de Lilongwe, au Malawi. © Facebook Connectivity Lab/Center for International Earth Science Information Network

Qui participe au projet et pour quoi faire ?

Ces trois cartes ont été réalisées grâce à l’apport des experts de l’Université de Columbia et aux données démographiques recueillies par la Banque mondiale, précise Facebook. Le réseau social s’est chargé de la superposition des images très précises fournies par des satellites. Objectif : répertorier et identifier tous les bâtiments érigés dans une zone spécifique.

Après analyse de ces données, Facebook en a conclu qu’en Afrique du Sud, au Ghana et au Malawi − trois premiers États concernés par le projet avec Haïti et le Sri Lanka − au moins 50 % de la population était urbaine, et que 99% des gens vivaient à 63 km en moyenne d’une ville.

« En conséquence, si nous sommes en mesure de développer des technologies de communication capables de relier 63 km avec des débits de données Internet suffisamment élevés, nous devrions pouvoir connecter 99% de la population » concernée, avance déjà Facebook.

La société de Mark Zuckerberg dit avoir fait le même constat sur 23 pays au total, couvrant environ un tiers de la population mondiale.

Des cartes pour lutter contre le paludisme

Dans les prochains mois, d’autres cartes détaillées concernant plusieurs autres régions du monde seront publiées, promet le réseau social.

Mais en attendant, « la Croix Rouge envisage déjà d’utiliser les [premières] cartes démographiques pour aider à combattre le paludisme au Malawi et à mieux acheminer l’aide humanitaire après des catastrophes naturelles », se réjouit le réseau social.

Décidément, les cartes détaillées pour faciliter l’accès à Internet sont à multiples usages.

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