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États-Unis : Donald Trump nomme Nikki Haley ambassadrice auprès de l’ONU

Par Jeune Afrique avec AFP

Nikki Haley lors d'un discours à la convention fédérale des avocats américains le 18 novembre 2016 © Cliff Owen/AP/SIPA

Le nouveau président américain a annoncé mercredi la nomination de la gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley au poste d'ambassadrice auprès des Nations Unies. À 44 ans, la carrière de cette étoile montante du Parti républicain, montée au créneau lors des émeutes de Charleston, prend un véritable tournant.

Elle s’était fait connaître du grand public en juillet 2015. É l’époque, Nikki Haley, gouverneure de Caroline du Sud, avait fait décrocher le drapeau confédéré qui flottait au sommet du parlement de son État. Une décision symbolique tant l’étendard était associé au passé esclavagiste et ségrégationniste américain. Désormais, Nikki Haley va assumer de tout autres responsabilités, puisqu’elle vient d’être nommée ambassadrice américaine auprès de l’ONU.

Donald Trump l’a nommée pour succéder à Samantha Power à ce poste mercredi, a-t-on appris par communiqué. « La gouverneure Haley a fait ses preuves en rassemblant des gens, peu importe leur origine ou leur parti politique, pour faire adopter des décisions politiques importantes pour le bien de son État et de notre pays », peut-on lire dans ce texte.

Parmi ces décisions importantes figure donc le retrait du drapeau confédéré, mais aussi son rôle dans la gestion de la crise qui couvait à Charleston, une ville de Caroline du Sud où un jeune blanc, Dylan Roof, avait tué neuf Africains-Américains dans une église. Elle avait alors prononcé un discours affirmant que « oui, les vies des Noirs comptent » en référence au mouvement Black lives matter, et participé à l’apaisement des tensions créées par ce crime qualifié de « raciste » par la police locale.

Un symbole de l’adoucissement de Trump ?

Le milliardaire souligne ses qualités de « négociatrice reconnue » qui, d’après lui, feront de Nikki Haley « une grande leader pour nous représenter sur la scène mondiale », a-t-il ajouté. Nikki Haley, 44 ans, est la fille d’immigrants originaires d’Inde. Étoile montante du parti républicain, elle devient la première femme nommée dans son administration par Donald Trump.

Une décision symbolique pour un président élu sur un discours machiste et xénophobe, qui envoie là un signal fort. Nikki Haley est bien consciente de cela, et compte se montrer à la hauteur du poste qui lui échoit désormais : « Notre pays doit faire face à d’énormes défis, au niveau intérieur et international, et je suis honorée que le président élu m’ait demandé de rejoindre son équipe et de servir le pays que nous aimons en tant que prochaine ambassadrice aux Nations unies », a-t-elle réagi.

Pourtant, Donald Trump et Nikki Haley ne sont pas forcément très proches politiquement. Elle avait soutenu dans un premier temps le candidat Marco Rubio lors de la primaire républicaine, avant de préciser qu’elle avait voté pour Donald Trump à la présidentielle, même si ce n’était pas à l’origine son premier choix.

Des sensibilités politiques bien distinctes

« Je ne vais pas prétendre que j’ai toujours été la première supportrice du président élu, mais j’ai voté pour lui et j’ai été absolument ravie de le voir gagner », a-t-elle notamment déclaré récemment.

La jeune femme a peu d’expérience en politique internationale mais apporte une dose de diversité dans l’équipe du magnat de l’immobilier après une campagne électorale qui a divisé le pays.

En tant que gouverneure elle a mené sept missions commerciales à l’étranger et a réussi à attirer des emplois et des investissements grâce à des négociations avec des entreprises étrangères, a souligné l’équipe du président élu.

Elle a été la première femme à devenir gouverneure de Caroline du Sud, et est actuellement la plus jeune des gouverneurs du pays. Elle est mariée à un capitaine de la garde nationale qui a notamment été déployé en Afghanistan et avec qui elle a eu deux enfants, âgés de 15 et 18 ans.

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