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Exclusif : le business libyen de retour en France

Par Jeune Afrique

L'ancien ministre des Transports français Gilles de Robien (sur la gauche) lors d'une cérémonie de signatures d'accords économiques avec Amar Abrouk Al Tayef, alors ministre du tourisme, le 25 novembre 2004 à Tripoli. En arrière-plan, Jacques Chirac et Mouammar Kadhafi. © FRANCOIS MORI/AP/SIPA

La 20e réunion du bureau mixte de la Chambre franco-libyenne s'est tenue avenue d’Iéna à Paris le 23 novembre après une interruption de... six ans en raison la révolution libyenne.

Elle a été l’occasion pour Mohammed Abdelkarim Raied, le président de l’Union des chambres de commerce libyennes, qui séjourne en France depuis le 21 novembre à la tête d’une délégation de chefs d’entreprise de l’est et de l’ouest du pays et de représentants du ministère libyen, de mettre en avant les opportunités dans la reconstruction du pays.

Mohammed Abdelkarim Raied et sa mission ont d’ailleurs été reçu au Medef, avenue Bosquet, le 21 novembre, par Philippe Gautier, le DG du Medef International, et une quarantaine de représentants de grands groupes français, à l’instar de Bolloré Africa Logistics (Philippe Jullien, directeur développement infrastructures), Entrepose Group (Bruno Maerten, DGA Développement), Erys Group (Arnaud Dessenne, PDG), Gemalto (Olfa Ounis, vice-président Maghreb), Groupe Soufflet (Ismail Fahmy, DG Moyen-Orient), LafargeHolcim Trading (Maxime Despont, analyste stratégie), Nexans (Jerôme Leroy, directeur commercial Moyen-Orient, Russie, Afrique) ou Safran (Jean Jacques Van Der Slikke, directeur Afrique du Nord, Moyen Orient).

Bien que la crise politique et sécuritaire demeure en Libye, la réouverture des terminaux de l’est du pays au mois de septembre a permis à la production pétrolière de dépasser les 600 000 barils par jour. La croissance devrait à nouveau franchir la barre des 10% en 2018 et 2019 et les opportunités d’investissements sont multiples dans le secteur pétrolier, mais aussi dans l’eau et le dessalement, la santé, les infrastructures, la sidérurgie…

Des flux commerciaux réduits à peau de chagrin

Les établissements libyens qui ont fait le déplacement dans l’Hexagone comptaient la Libyan Steel Co (Lisco, représenté par Mohamed Alfekih), la Banque centrale de la Libye (Wael Bukhazam), Al Mahaba Group (services pétroliers, représentés par Mohamed Hassan Beck), la Libya Foreign Bank (Mongia Nashnush), la Banque sahélo-saharienne (Ali Omar Almoktar).

Pour Ahmad Jalaleddine, le premier vice-président de la chambre de commerce franco-libyenne, le positionnement des entreprises françaises dans l’ancienne Jamahiriya se joue dès maintenant.

Suite à la révolution, les relations commerciales françaises en Libye se sont rétablies pour atteindre 801 millions d’euros en 2013. Mais selon les derniers chiffres de la Chambre de commerce franco-libyenne, elles ont fortement chuté ces dernières années, ne dépassant pas les 150 millions d’euros en 2015 et 120 millions d’euros sur les huit premiers mois de l’année 2016.

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