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Cameroun : six militaires tués dans une attaque de Boko Haram dans l’Extrême-Nord

Par Jeune Afrique avec AFP

Des membres de la coalition régionale contre Boko Haram près de la ville de Fotokol, dans l'extrême nord du Cameroun, 19 février 2015. © Edwin Kindzeka Moki/AP/SIPA

La force multinationale mixte (FMM) engagée dans la lutte contre Boko Haram a déploré la mort de six de ses hommes, des soldats camerounais, lors d'une attaque du groupe jihadiste ce lundi 21 novembre, dans l'Extrême-Nord du pays.

Lancée vers 22 heures, elle visait un poste militaire de la FMM situé sur l’île de Darak, sur le lac Tchad, dans l’extrême-nord du Cameroun, relate l’AFP de source militaire. Selon l’agence, un officier, un sous-officier et quatre soldats ont été tués au cours des combats qui ont suivi l’attaque.

Outre ces pertes militaires, un membre du comité de vigilance de Darak a été tué, précise une source sécuritaire. Les comités de vigilance, créés par les autorités pour lutter contre les attaques de Boko Haram sont constitués de civils, chargés d’alerter l’armée de toute infiltration de membres présumés de Boko Haram, groupe qui a rallié l’organisation de l’État islamique (EI).

Depuis 2014, l’armée camerounaise est en guerre contre Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. Le premier secteur de la FMM – regroupant des contingents du Cameroun, du Tchad, du Nigeria, du Niger et du Bénin – est établi dans cette région, avec un quartier général à Mora.

La région est confrontée à une série d’attentats-suicides depuis juillet 2015, régulièrement attribuées à Boko Haram.

Un attentat-suicide évité

Toujours lundi 21 novembre, une jeune kamikaze qui tentait de s’introduire dans la ville de Kolofata, frontalière du Nigeria, a été abattue par l’armée alors que la moto qui la transportait venait de forcer un barrage militaire, relate un responsable militaire à l’AFP.

Selon lui, les soldats du Bataillon d’intervention rapide (BIR, unité d’élite de l’armée camerounaise) − en première ligne dans la lutte contre Boko Haram − ont ensuite désamorcé l’explosif qu’elle portait sur elle. Enfin, une troisième attaque a eu lieu dans la région,  à Diguina, où des assaillants ont brûlé plusieurs maisons du village.

Face aux offensives des pays de la région, les jihadistes ont perdu nombre des territoires dont ils avaient pris le contrôle dans le nord-est du Nigeria, mais ils continuent de mener des attaques meurtrières autour du lac Tchad. L’insurrection islamiste et sa répression par l’armée et les services de sécurité nigérians ont fait au moins 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

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