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Huit migrants retrouvés morts en Méditerranée et de nombreux disparus

Par Jeune Afrique avec AFP

Des migrants sont rescapés dans les eaux de la Méditérranée, le 5 août 2015. © AP/SIPA

Aidés par les membres d'une ONG, les gardes-côtes italiens ont secouru ces dernières 24h une dizaine d'embarcations qui tentaient de rallier l'Europe sur un bateau au large de la Libye.

Entre lundi 21 novembre au soir et ce mardi 22 novembre, ils sont intervenus auprès de 11 embarcations de fortune. Parmi elles, un bâteau en bois chargé de 450 à 500 personnes, plusieurs canots pneumatiques surchargés et au moins deux petites barques en bois avec des dizaines de personnes à bord.

Après avoir participé toute la nuit à plusieurs opérations à bord du navire Responder, les secouristes de l’ONG Moas ont découvert dans la matinée un canot en partie coulé, avec à bord des dizaines de personnes ayant passé plusieurs heures dans l’eau. Sur un autre, ils ont trouvé un mort et de nombreux rescapés, lesquels ont fait état de nombreuses disparitions parmi les passagers.

De leur côté les gardes-côtes italiens ont retrouvé sept corps inanimés, sur un canot pneumatique.

Cela porte le nombre de migrants morts en mer Méditerranée à 4 655 (au moins) depuis le début de l’année selon le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

Un traumatisme pour les rescapés

« Les médecins ont réussi à réanimer plusieurs personnes qui se trouvaient en hypothermie, mais pour l’une [d’entre elles], c’était déjà trop tard », a déclaré Maria Teresa Sette, porte-parole de l’ONG Moas, précisant qu’une évacuation médicale était envisagée pour plusieurs des rescapés.

Selon la Croix-Rouge italienne, qui assure l’assistance médicale à bord du Responder, ils sont pour la plupart Syriens, Palestiniens, Soudanais, Libanais.

Certains ont raconté avoir vu beaucoup de leurs compagnons de voyage se noyer sous leurs yeux, mais il n’est pas encore possible de déterminer le nombre exact de disparus.

« Les secours sont beaucoup plus complexes cette année. On constate une course de la part des passeurs pour envoyer les migrants sur la moindre embarcation possible, comme une véritable roulette russe », a dénoncé Maria Teresa Sette.

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