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Élections municipales au Mali : cinq militaires tués dans une embuscade

Par Jeune Afrique avec AFP

Un soldat malien à Bamako, le 9 octobre 2016. © Baba Ahmed/AP/SIPA

Cinq soldats maliens ont trouvé la mort dans une embuscade ce dimanche près de Douentza, alors qu'ils avaient été déployés pour sécuriser le vote lors des élections municipales, première consultation depuis l'élection du président Ibrahim Boubacar Keïta en 2013.

« Dimanche, après les opérations de vote, un convoi de l’armée qui transportait des urnes en vue du dépouillement a été attaqué par des jihadistes. Cinq militaires maliens ont été tués », a détaillé une source de sécurité malienne.

Le convoi, venant du Nord, se dirigeait dimanche 20 novembre vers la localité de Douentza, dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Les assaillants n’ont pas pu emporter avec eux les urnes contenant les votes.

Autre attaque meurtrière à Dilly

Une autre attaque d’ampleur a visé l’ouest du pays. Dans la nuit de dimanche à lundi, des jihadistes présumés ont pris un moment le contrôle de la localité de Dilly, près de la frontière mauritanienne, a indiqué à l’AFP un élu de Nara.

Les assaillants « sont arrivés tôt ce lundi », a affirmé sous le couvert de l’anonymat la même source. « Ils ont attaqué la sous-préfecture », a-t-elle ajouté. « Les jihadistes ont ensuite emporté deux ambulances et un véhicule du sous-préfet. Après, ils ont tué un civil en repartant vers la frontière mauritanienne. »

Une autre source de sécurité malienne a émis l’hypothèse selon laquelle les assaillants pensaient trouver dans la sous-préfecture la commission locale de dépouillement des bulletins de vote.

Des élections perturbées 

Ces élections municipales, les premières depuis l’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta en 2013, ont enregistré une faible participation. Certaines populations craignaient des violences, alors que le scrutin coïncidait avec le premier anniversaire de l’attentat commis à l’encontre du Radisson Blu de Bamako (20 morts, outre deux assaillants tués).

Dans le nord du pays, le vote a été très perturbé. Voire inexistant : le scrutin n’a pas eu lieu à Kidal, bastion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), qui a dénoncé l’ « entêtement du gouvernement » à l’organiser avant l’installation des autorités intérimaires. Dans la région voisine de Gao, les élections ne se tenaient que dans une partie des communes.

À Tombouctou (nord-ouest), où du matériel électoral a été enlevé et brûlé au cours d’attaques distinctes, y compris dimanche 20 novembre, si le vote se déroulait normalement en ville, il ne se tenait pas en revanche dans la plupart des communes de la région.

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