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Musique : Alsarah, figure de la musique pop soudanaise

Dans son dernier album, Alsarah parle de migration, mais aussi de ses origines. © Nousha Salimi

Du Soudan aux États-Unis en passant par le Yémen, le groupe Alsarah & The Nubatones est sans conteste devenu le porte-étendard de la musique soudanaise. Interview avec sa tête pensante.

Into The Chic s’est entretenu avec Alsarah pour parler de son dernier album en langue arabe, Manara, sorti en septembre : un opus qui parle de la migration et de l’histoire personnelle de la chanteuse. L’artiste nous a également raconté sa vie à Brooklyn et livré ses inspirations.

ITC : Quelle est l’histoire de votre album ?

Alsarah : Il s’agit plutôt d’un second chapitre, d’une exploration de la pop est-africaine. Nous sommes allés au Maroc en novembre dernier (2015) pour trouver l’inspiration et vivre ensemble en tant que groupe dans une maison près de la mer. Nous avons cuisiné ensemble, mangé ensemble, marché sur la plage ensemble et nous avons énormément discuté. C’est comme cela que l’album est né.

Cet album parle également de l’immigration et de ce qui se passe depuis trois ans. Il parle du fait qu’être un migrant ce n’est pas une situation permanente, que c’est un passage. Pour moi, Manara est un chapitre phonique de l’histoire des migrants.

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Oh, partout ! Dans l’actualité, par exemple, mais aussi dans la vie de tous les jours, dans la musique que j’écoute… Je suis une grande fan de chansons psychédéliques, de musique rétro soudanaise.

Pourquoi chanter en arabe et non pas en anglais, la langue universelle ?

La première raison est que je veux que ma musique reflète d’où je viens. L’arabe, c’est la langue avec laquelle je me parle à moi-même, dans ma tête. Et je voulais faire de la musique que ma famille puisse comprendre et consommer. Je ne voulais pas qu’elle leur soit étrangère. Je suis née soudanaise et je mourrai soudanaise. J’essaie de créer un pont entre le monde d’où je viens et celui dans lequel je vis et où ma famille évolue. Je ne fais pas de la musique à destination du monde occidental mais à destination de l’endroit d’où je viens.

Lire la suite de l’interview sur Into The Chic, une publication de Jeune Afrique, en cliquant ici.

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