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Tchad : interpellations après une manifestation de l’opposition

Par Jeune Afrique avec AFP

Vue de la Place de la Nation. à N'Djamena, capitale du Tchad. © Abdoulaye Barry/ Jeune Afrique

Plusieurs opposants ont été interpellés jeudi à N'Djamena. Ils manifestaient contre l'interdiction d'un meeting par le régime du président tchadien, Idriss Déby Itno.

Les incidents ont éclaté jeudi 17 novembre en fin d’après-midi quand les opposants ont voulu marcher vers le stade Abena après avoir tenu une réunion publique au siège du parti de Saleh Kebzabo, l’UNDR.

Ils s’étaient repliés dans ce local faute de pouvoir tenir meeting dans le stade, entièrement quadrillé par les forces de l’ordre, avec des policiers et des gendarmes à l’intérieur. Le ministre de la Sécurité publique avait prévenu dès mercredi 16 novembreque le meeting de l’opposition était interdit.

« Après 15 minutes, des forces de l’ordre nous ont attaqué avec des jets de gaz lacrymogènes dans la rue, puis le cortège s’est dispersé », a témoigné le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, précisant que ces gaz lacrymogènes avaient aussi visé une voiture à bord de laquelle se trouvaient trois de ses enfants.

« Après nous, ils ont attaqué le siège de l’UNDR à coups de gaz et brutalisé la sentinelle », accuse le leader de l’opposition. « Il y aurait une trentaine de personnes arrêtées et internées au centre de coordination de la police judiciaire », a précisé Kebzabo, qui mentionne notamment l’arrestation du chef d’un parti, Mahamat Bechir Barh.

Motion de censure

Ce dernier a indiqué qu’il envisageait de saisir la Cour suprême contre l’interdiction de la manifestation, « mais les magistrats sont en grève », a-t-il relevé. Le mouvement social des magistrats vise à protester contre la baisse des indemnités des fonctionnaires.

Dans le même temps, à l’Assemblée nationale, l’examen d’une motion de censure déposée contre le gouvernement a été reporté sine die, en l’absence d’un grand nombre de députés.

Avec cette motion de censure, les députés d’opposition voulaient sanctionner le gouvernement du Premier ministre Albert Pahimi Padacké pour sa gestion de la grave crise que traverse le pays victime de la chute des cours du pétrole. Le vote devait se faire à bulletin secret.

Le gouvernement, de son côté, a annoncé 16 mesures d’économie en septembre 2016.

 

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