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Tunisie : le théâtre en fête à Carthage

Le Théâtre municipal de Tunis, vu de l'intérieur. © Wael Ghabara/Wikimedia Commons

Après une tournée de préouverture dans des régions de l’intérieur du pays, le festival des Journées théâtrales de Carthage (JTC) lève le rideau à Tunis sur sa 18ème édition, qui se tient du 18 au 26 novembre.

Sous la bannière de la diversité culturelle et de la collaboration afro-arabe, ce festival vieux de 33 ans veut encourager les productions théâtrales et démocratiser cet art sur tout le territoire, notamment auprès du « public jeune, scolaire et universitaire ». Et comme pour les Journées cinématographiques de Carthage qui l’ont précédé, elles ont aussi pris pour scènes des prisons tunisiennes et des centres de rééducation.

Orphelin de son fondateur, le dramaturge tunisien Moncef Souissi (décédé le 6 novembre), l’événement peut compter cette année sur la participation de 62 pièces de théâtre représentant une trentaine de pays d’Afrique, du monde arabe, d’Europe, ou encore la Russie, le Venezuela et le Mexique. Avec un clin d’œil au « théâtre shakespearien et son influence sur les théâtres arabes et africains », 400 ans après la mort de l’écrivain et dramaturge anglais William Shakespeare.

Hommages

« Cette édition est  dédiée à la mémoire de feu Moncef Souissi, pionnier du théâtre tunisien et arabe, fondateur de la troupe de théâtre du Kef et des Journées théâtrales de Carthage. On ne peut qu’être reconnaissant à ce talentueux artiste, qui a voué sa vie au théâtre et à la Tunisie », a déclaré le directeur des JTC, Lassaad Jamoussi, lors d’une conférence de presse le 9 novembre.

Fidèles à la tradition, les JTC rendent cette année encore hommage à « des femmes et des hommes de théâtre qui ont marqué  les scènes arabes et africaines », comme l’Ivoirienne Werewere Liking, le Béninois Béno Sanvé, l’Algérien Mohammed Adar et la Tunisienne Jalila Baccar.

Des hommages posthumes seront également rendus à ceux qui nous ont quittés cette dernière année : les acteurs tunisiens Saïda Sarray (décédée le 6 novembre 2016) et Ahmed Snoussi (décédé le 20 novembre 2015), le journaliste et dramaturge Ahmed Ameur, qui s’est éteint le 20 avril 2016, et l’artiste marocain Tayeb Saddiki, parti le 5 février 2016.

Pitching et speed-meeting théâtraux

En plus des représentations, ateliers et animations théâtrales, les JTC organisent pour la première fois cette année des séances de pitching  (« présentation ») permettant aux producteurs de théâtre tunisiens qui n’ont pas été sélectionnés pour  la programmation officielle de la 18e édition de présenter leurs projets aux programmateurs et tourneurs invités au festival.

Autre originalité pour encourager la production théâtrale : le speed-meeting, de courtes rencontres entre programmeurs et tourneurs ouvertes à toutes les troupes, tunisiennes et étrangères, présentes au festival.

« Depuis deux ans, nous menons une politique intensive de réseautage pour renforcer la présence internationale de nos artistes et faire des JTC la plus grande plateforme d’échanges sud-nord », a déclaré Lassaad Jamoussi.

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