Fermer

Gambie : « Personne ne doit être forcé à voter pour moi », assure Yahya Jammeh

Par Jeune Afrique avec AFP

Yahya Jammeh, à Banjul, le 22 septembre 2006. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Le président gambien, Yahya Jammeh, a appelé ce mercredi à une élection libre, à l'ouverture de sa campagne pour le scrutin du 1er décembre. Pendant ce temps, les organisations militant pour le respect des droits de l'Homme s'inquiétent d'une série d'interpellations de journalistes.

« Notre campagne est axée sur la paix et la sécurité et non pas sur la violence. La violence est comme un feu de forêt, on sait où elle commence mais jamais où elle s’arrête », a affirmé, mercredi 16 novembre, Yahya Jammeh devant ses partisans.

« Faisons campagne pacifiquement, votons pacifiquement, puis célébrons notre victoire », a encore déclaré le président gambien.

« Tout le monde peut voter pour le candidat de son choix. Personne ne doit être forcé à voter pour moi », a assuré le président sortant, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 1994, en lice face à un candidat unique de l’opposition, Adama Barrow, et un ancien député du parti au pouvoir, Mama Kandeh.

Human Rights Watch (HRW), qui a mis en doute l’équité du scrutin en raison de la répression de l’opposition, a dénoncé mercredi les récentes arrestations de journalistes.

L’un d’eux, le photographe indépendant Alagie Manka, arrêté le 10 novembre pour avoir pris des photos « volées » de partisans du chef de l’État au retour de la cérémonie de son dépôt de candidature, a été relâché sans charge, a-t-on appris mercredi soir auprès des sources de sécurité et auprès de sa famille.

Liberté de la presse

En revanche, le directeur général de la radiotélévision d’Etat GRTS Momodou Sabally, et le correspondant de la chaîne pour les questions agricoles Bakary Fatty, arrêtés le 8 novembre par l’Agence nationale du renseignement (NIA), étaient toujours détenus mercredi soir, sans que leurs proches ou leurs avocats aient pu leur rendre visite.

« L’arrestation par le gouvernement gambien de trois journalistes avant le début de la campagne pour l’élection présidentielle risque d’avoir un effet paralysant sur la capacité des médias à couvrir cette élection honnêtement », a souligné Human rights watch dans un communiqué.

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a également exprimé son inquiétude, appelant les autorités à « assurer la liberté de la presse et la sécurité des journalistes pendant la couverture de la campagne ainsi que l’ensemble du processus électoral ».

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici