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Le nombre de décès liés au terrorisme a baissé en 2015, selon l’Institute for Economics and Peace

Par Jeune Afrique avec AFP

Des membres de la police anti-terroriste en Bosnie le 8 septembre 2016. © Amel Emric/AP/SIPA

Le terrorisme a fait 10% de morts en moins l'an dernier, notamment en raison du recul du groupe État islamique et de Boko Haram en Irak et au Nigeria, selon l'index du terrorisme mondial. Mais 2015 reste tout de même la deuxième année la plus meurtrière.

Cette baisse, la première depuis 2010, représente 3 389 décès de moins qu’en 2014, selon l’index publié mercredi par l’Institute for Economics and Peace (IEP).

« Le déclin du nombre de morts causés par le terrorisme est attribué principalement à un affaiblissement de Boko Haram et du groupe État islamique (EI) au Nigeria et en Irak du fait des opérations militaires menées contre eux », note l’index. Dans ces deux pays, il y a eu 5 556 décès de moins qu’en 2014.

L’index note cependant que « l’expansion des activités de ces deux groupes dans d’autres pays entraîne de nouvelles menaces ».

90% des décès dans les zones de conflit

En effet, Boko Haram aurait ainsi développé sa présence au Niger, au Cameroun et au Tchad, faisant augmenter le nombre de victimes du terrorisme de 157% dans ces trois pays.

L’EI et ses groupes affiliés sont quant à eux « actifs dans 15 nouveaux pays », ce qui porte à 28 le nombre de pays où ils agissent.

Avec un total de 29 376 morts, « 2015 reste la deuxième année la plus meurtrière enregistrée » sur les 16 dernières années. Selon ces données, 90% des décès causés par le terrorisme ont eu lieu dans des pays déjà engagés dans des conflits, qu’ils soient locaux ou internationaux.

Les cinq pays les plus touchés ont été l’Irak, l’Afghanistan, le Nigeria, le Pakistan et la Syrie.

Niveau record en Europe

L’index note toutefois deux tendances négatives pour l’année : l’évolution tactique de l’EI vers « le terrorisme transnational, pas seulement dans d’autres parties du Moyen-Orient mais aussi en Europe » et « l’extension de Boko Haram dans les pays voisins d’Afrique de l’Ouest ».

Six pays, tout particulièrement, ont été durement touchés en 2015 : la France, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Koweït, la Tunisie et le Burundi, note l’index qui relève que l’augmentation du terrorisme en Europe a atteint « des plus hauts jamais enregistrés ».

Du point de vue économique, le rapport note que l’impact du terrorisme en 2015 est stable par rapport à 2014, coûtant 89,6 milliards de dollars (83,6 milliards d’euros) à l’économie mondiale.

Ce coût ne représente que près de 1% de l’impact de la violence sur l’économie mondiale, qui a représenté en 2015 13 600 milliards de dollars (12 700 milliards d’euros).

Dans les pays de l’OCDE, « les facteurs socio-économiques tels que le chômage des jeunes, la militarisation, les niveaux de criminalité, l’accès aux armes et la défiance vis-à-vis du processus électoral sont les facteurs les plus significatifs, statistiquement », en matière de terrorisme.

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