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Feu vert pour la privatisation de Carthage Cement

Par Jeune Afrique

Vue d'une usine de Carthage Cement. © DR

Selon nos informations, le gouvernement a décidé de privatiser Carthage Cement. La décision a été prise en Conseil des ministres fin octobre.

L’État tunisien possède 41,56 % de la société – directement et indirectement à travers le holding public Karama qui détient des parts dans Bina Corporation, actionnaire de Carthage Cement à hauteur de 50,24 %.

Carthage Cement a été confisquée à Belhassen Trabelsi, frère de Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président Zine el-Abidine Ben Ali au lendemain de la Révolution de 2011.

Contactés, le service média du Premier ministre, la direction de Karama et le service de communication de Carthage Cement n’ont pas confirmé cette privatisation.

Gestion critiquée

Radhi Meddeb, PDG de la société financière Comete Engineering, a démissionné de la présidence du conseil d’administration de Carthage Cement début 2016 pour protester contre l’apathie de l’État qui gérait la société cotée en bourse de manière uniquement administrative. Il a été remplacé par Abdelkader Zgoulli.

La société, qui a produit 1,5 million de tonnes de ciment l’an dernier, occupe le 2e rang en Tunisie avec 15 % de part de marché, derrière Société de ciments d’Enfidha.

Sa dette a atteint 502 milliards de dinars (203 millions d’euros), fin septembre, pour des capitaux propres de seulement 178 millions de dinars. Les acteurs financiers espèrent que l’arrivée d’un actionnaire privé permettra la mise en place d’un business plan pérenne à même de rendre à nouveau attractif Carthage Cement.

Le reste du capital de Carthage Cement est détenu par Fethi Naifar (5,16%), dirigeant du groupe de construction Neifar, et de petits porteurs boursiers.

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