Fermer

Tunisie : plusieurs caches d’armes découvertes dans le Sud près de la frontière avec la Libye

Par Jeune Afrique avec AFP

Armes et munitions saisies par les forces sécuritaires tunisiennes à Ben Guerdane, le 7 mars 2016. © AP/SIPA

Quatre caches d'armes ont été découvertes depuis samedi dans une région tunisienne frontalière de la Libye, et des dizaines de fusils ainsi que d'importantes quantités de munitions ont été saisies.

Les deux premières caches ont été découvertes le 12 novembre dans les localités de Kharrouba et de Chareb Errajel, près de la ville méridionale de Ben Guerdane, selon des sources sécuritaires et des témoins. Une troisième, la plus importante, a été mise au jour le 13 novembre à l’intérieur d’un garage, à proximité de Jalel (périphérie de Ben Guerdane).

Enfin, alors que les opérations de ratissage se poursuivent, une quatrième cache a été découverte lundi 14 novembre à El Amiriya, au sud de Ben Guerdane, a annoncé à l’AFP une source sécuritaire.

Armes de guerre, explosifs, tasers et munitions

Il ne s’agit pas des premières caches d’armes découvertes dans le sud, mais elles le sont rarement en nombre aussi élevé. Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a en outre insisté sur l’importance de l’opération menée dimanche, relevant qu’une cinquantaine de fusils, dont 27 kalachnikovs et plusieurs dizaines de missiles avaient alors été saisis. Trente caisses de munitions, 12 kilos d’explosifs et plus d’un millier de tasers, entre autres, ont également été recensés.

Cet arsenal était dissimulé dans un garage entouré d’une clôture, ont précisé des sources de la Sécurité.

Quatre personnes arrêtées

D’après le ministère, trois personnes, dont le propriétaire, ont été interpellées. Une quatrième personne a été arrêtée lundi après la mise au jour de la quatrième cache.

Citant un responsable du ministère de la Défense, la radio Shems FM a affirmé que ces caches d’armes avaient été découvertes à l’aide de données récupérées sur le téléphone portable d’un jihadiste abattu la semaine dernière sur le mont Salloum, dans le centre-ouest du pays. Sollicité par l’AFP, le ministère n’a pas confirmé.

Mercredi dernier, les autorités avaient annoncé avoir tué le chef d’un groupe jihadiste lié à l’organisation extrémiste État islamique (EI), responsable de l’assassinat quelques jours plus tôt d’un soldat à son domicile.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici