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Mali : attaque de jihadistes présumés à Banamba, dans le centre du pays

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali : les jihadistes prennent Douentza et imposent leurs règles © AFP

Selon plusieurs sources, un gendarme et un surveillant de prison maliens étaient toujours portés disparus ce lundi après une attaque menée dans la nuit de dimanche à lundi par des jihadistes présumés, dans la localité de Banamba.

« C’est la désolation. Les terroristes ont crié « Allah akbar » (« Dieu est le plus grand ») dès leur arrivée lundi vers 01h00 du matin à Banamba », a relaté à l’AFP un des membres de la délégation de députés et de conseillers communaux dépêchés sur place après l’attaque, ce lundi 07 novembre.

« Ils sont partis à la prison pour libérer un de leurs camarades. Mais celui-ci avait été transféré dans une autre prison. Ils ont ensuite attaqué la gendarmerie et une banque », a-t-il ajouté. Une source pénitentiaire a confirmé à l’agence de presse qu’un présumé jihadiste proche du groupe nigérian Boko Haram détenu à la prison de Banamba avait de fait été récemment transféré vers un autre établissement.

Une attaque « bien coordonnée »

Selon le témoignage livré à l’AFP par un élu de Banamba, les assaillants qui étaient à bord d’une dizaine de véhicules, se seraient plus précisément divisés en trois groupes. « Un groupe s’est attaqué à la gendarmerie locale, un autre groupe s’est attaqué à la prison pour libérer des détenus, et un troisième s’est dirigé vers une banque sur place pour forcer le coffre-fort », a-t-il assuré.

D’après les déclarations à la presse d’un autre autre élu local, tout porte à croire que les assaillants avaient infiltré la ville la veille, avant de lancer cette opération qualifiée de « bien coordonnée ». « Deux véhicules de la gendarmerie ont été volés par les auteurs de l’attaque, ce qui a permis l’évasion de dizaines de prisonniers, dont certains sont repartis avec eux », a affirmé de son côté une source de sécurité malienne.

Au lendemain des faits, un gendarme et un surveillant de prison manqueraient à l’appel. »Certains disent qu’ils ont été enlevés par les assaillants qui parlaient tamasheq (langue touareg, ndlr) et peul », a assuré l’élu de Banamba.

Tensions sécuritaires persistan

Malgré la signature d’un accord de paix signé en juin 2015, censé isoler définitivement les jihadistes, la situation reste tendue au Mali. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

Dimanche 06 novembre, un Casque bleu togolais et deux civils maliens ont été tués dans l’attaque d’un convoi de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) près de la localité de Douentza, dans le centre du pays, à 800 km au nord-est de Bamako. Sept autres Casques bleus togolais ont été blessés, dont trois grièvement, selon la Minusma. Le même jour, dans la région de Tombouctou, des combattants d’Ansar Eddine revendiquaient l’attaque d’un camp militaire malien.

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