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Côte d’Ivoire – Centrafrique : Touadéra à Abidjan pour solliciter l’aide de Ouattara

Par - à Abidjan

Les présidents centrafricain Faustin Archange Touadéra et ivoirien Alassane Ouattara, lundi 7 novembre 2016, à Abidjan. © DR / présidence ivoirienne

Après le Burkina Faso, il y a quelques mois, c'est au tour de la République centrafricaine de solliciter l'aide du président ivoirien Alassane Ouattara.

Le chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadéra, séjourne en effet depuis dimanche 6 novembre à Abidjan, une ville qu’il a connue au début des années 1980 quand il y étudiait les mathématiques. La raison de sa présence ? Demander le soutien du président ivoirien Alassane Ouattara dans le cadre du processus de reconstruction de la Centrafrique.

Ce lundi 7 novembre, Faustin Touadéra s’est ainsi rendu à la présidence ivoirienne dans le quartier du Plateau pour une audience. « Nous sommes venus demander le soutien du président Alassane Ouattara afin qu’il utilise son leadership pour porter la voix de la Centrafrique auprès des investisseurs. Nous organisons une conférence des bailleurs à Bruxelles », a précisé Faustin Touadéra avec à ses côtés le numéro un ivoirien, lequel avait souligné auparavant que « la RCA sort d’une crise sérieuse. Ce sera l’occasion d’échanger sur notre expérience ».

Relancer de la coopération

Dans l’après midi, Faustin Touadéra avait à son agenda des négociations avec la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement d’une partie du programme de sortie de crise. « Nous allons bientôt à la conférence des donateurs-bailleurs à Bruxelles. La crise centrafricaine qu’on a voulu transformer en crise confessionnelle est d’abord un problème de sous-développement, et donc l’apport de certains bailleurs partenaires (…) pourrait aider au relèvement du peuple centrafricain », a-t-il poursuivi.

Faustin Touadéra compte aussi sur la Côte d’Ivoire pour relancer la coopération entre les deux pays, notamment au niveau militaire grâce à l’expérienced’Abidjan dans le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). L’École de formation des armées (EFA) pourrait également accueillir dans les prochains mois des officiers des forces armées centrafricaines (Faca).

Le président centrafricain a déploré le départ de la force française Sangaris de son pays alors que la stabilité n’est pas encore de retour, mais s’est montré heureux du maintien de 250 à 350 militaires français pour appuyer les hommes de la Minusca.

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