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Musique : « Amorine », l’album envoûtant et futuriste de la diva anglaise Harleighblu

La couverture d' "Amorine", album d'Harleighblu sorti le 4 novembre 2016. © Tru Thoughts

« Amorine », le dernier album de Harleighblu, nouvelle égérie de la soul anglaise, est sorti le 4 novembre. Déjà bien placé dans les ventes en ligne, il mêle les univers de la soul, du hip-hop et de la musique électronique à celui de la science-fiction.

Fermez les yeux. Pour apprécier Amorine à sa juste valeur, l’imagination est de mise. Le troisième album d’Harleighblu, associé au duo de Los Angeles Starkiller, qui réunit les producteurs Chris Garcia et Alfredo Fratti, se veut l’illustration sonore d’un film de science-fiction.

Celui-ci raconte l’aventure de Joanna et de son amour tragique pour Giraud, dans un décor futuriste où les émotions des habitants sont contrôlées par une drogue baptisée « amorine ».

Dans cet univers des siècles prochains se mêlent sentiments contrariés, désespoir et rébellion contre le contrôle absolu de la pensée.

Psychédélique

D’Orwell  à Shakespeare, en passant par L’Incal de Jodorowsky et Moebius ou Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick, les Américains ont puisé dans les références de la science-fiction pour imaginer le scénario d’Amorine, magnifiquement interprété par la voix de Harleighblu (« blu », pour Peggi Blu, chanteuse noire américaine).

La jeune diva britannique , ancienne choriste repérée à Nottingham, signée en 2012 chez le label Tru-Thoughts, y apporte à 24 ans seulement le timbre soul d’une voix mature, inspirée d’Amy Winehouse, de Lauryn Hill et des années passées à écouter les vinyles de sa mère.

Une chaleur suave particulièrement appropriée à cet opus à l’ambiance trip-hop et aux beats lourds que les psychédéliques Portishead ou Yes, de façon plus lointaine, n’auraient pas reniés.

 

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