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Tunisie : l’assassinat d’un militaire tunisien revendiqué par l’État islamique

Par Jeune Afrique

Soldats tunisiens dans des véhicules blindés, à Ben Guerdane (est), le 8 mars 2016. © AP/SIPA

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué dimanche l'assassinat, quelques heures plus tôt à son domicile, d'un militaire tunisien dans la région du Mont Mghilla, dans le gouvernorat de Kasserine.

« Un soldat tunisien a été assassiné à son domicile hier par des combattants de l’État islamique au Mont Mghilla à Kasserine » (centre), a rapporté Amaq, l’agence de propagande de l’organisation, selon le centre de surveillance des mouvements jihadistes SITE. Samedi soir, la télévision publique tunisienne avait annoncé la mort du militaire, tué par un groupe d’assaillants « non identifiés ».

Abattu par balles

Le jeune soldat de 26 ans, qui était en poste à Médenine (sud) depuis deux ans, a été inhumé dans l’après-midi du 6 novembre au cimetière de Sbiba en présence du ministre de la Défense Farhat Horchani et de plusieurs cadres militaires et sécuritaires. Une importante foule venue du quartier d’où est originaire la victime, ainsi que des localités voisines, ont également assisté aux obsèques.

« Un groupe terroriste composé de 20 individus a envahi samedi, peu après 19h, le domicile du soldat situé au flanc du mont Mghilla, dans la localité d’el-Khraïfiya, avant de l’abattre par balles et de prendre la fuite », a déclaré dimanche matin à l’agence TAP un responsable local ayant requis l’anonymat. Sollicité par l’AFP, le ministère de la Défense n’a pas fait de commentaire.

Opérations de ratissage

Un important dispositif militaire et sécuritaire a été déployé dans la région, et des opérations de ratissage, appuyées par des hélicoptères, sont menées dans toute la zone à la recherche du groupe terroriste, a appris la TAP de source militaire.

En état d’urgence permanent depuis un attentat contre la garde présidentielle en plein Tunis le 24 novembre 2015, le pays craint notamment un retour des « revenants », ces Tunisiens partis combattre en Libye. Début septembre, Farhat Horchani avait estimé qu’un millier de Tunisiens combattaient au côté du groupe État islamiste (EI) en Libye et qu’ils constituaient une « menace » pour la Tunisie.

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