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Tunisie : les recettes touristiques toujours en baisse, malgré une timide relance

Par Jeune Afrique avec AFP

Un vendeur dans la zone touristique de Hammamet, désertée, le 9 août 2015. © Paul Schemm/AP/SIPA

Depuis le début de l'année, les recettes touristiques de la Tunisie sont en recul, de plus de 8 % par rapport à la même période en 2015, selon les chiffres du ministère du Tourisme.

Du 1er janvier au 31 septembre –  date qui marque la fin de la haute saison -, la Tunisie a enregistré quelque 1,8 milliard de dinars de recettes (730 millions d’euros), contre 1,97 milliard l’année précédente (800 millions d’euros), soit une baisse exacte de 8,4 %.

La chute atteint 34,1 % si l’on se rapporte au neuf premiers mois de 2014, avant que n’aient lieu les attaques jihadistes au musée du Bardo et sur une plage de Sousse, en mars et juin 2015 (60 morts dont 59 touristes étrangers).

Petite éclaircie à l’horizon

Alors que le pays n’a pas connu d’attentat majeur depuis près d’un an, une éclaircie semble toutefois poindre, à l’étude des données les plus récentes. Grâce à un mois de septembre relativement favorable, le nombre de nuitées globales enregistrées depuis début 2016 a dépassé celui enregistré à la même période, en 2015.

Début octobre, la Tunisie a par ailleurs enregistré la venue d’un premier bateau de croisière depuis le drame du Bardo, et les autorités espèrent un « retour progressif » du trafic à compter de janvier.

94,7% de visites britanniques en moins 

Selon des chiffres de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la chute des visites depuis un an et demi a été particulièrement marquée sur les marchés français (près de 50 % de baisse entre 2014 et 2016), italien et allemand (plus de 70 %) et surtout britannique (94,7 %). 30 des 38 victimes de l’attaque de Sousse étaient de nationalité britannique, et les voyages « non essentiels » en Tunisie restent à ce jour déconseillés par Londres.

À l’inverse, le contingent russe a plus que doublé en deux ans (pour atteindre plus de 400 000 visiteurs au total), sans pour autant compenser les pertes sur les marchés traditionnels.

Avant la révolution de 2011, le tourisme représentait près de 10 % du PIB tunisien, alors qu’il est désormais inférieur à 7 %. La crise actuelle du secteur pèse sur l’économie du pays, qui ne parvient pas à redémarrer depuis la chute du régime de Zine el Abidine Ben Ali.

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