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Football – Gabon : le sélectionneur Jorge Costa écarté par le palais présidentiel

Qui pour remplacer l'ex-sélectionneur du Gabon Jorge Costa. Ici lors de la CAN à Bata, en Guinée équatoriale, le 25 janvier 2015. © Themba Hadebe / AP / SIPA

À moins d’une semaine d’un match au Mali comptant pour les qualifications pour la Coupe du monde 2018, Jorge Costa, le sélectionneur du Gabon, a été écarté sur décision de palais présidentiel.

Jorge Costa n’est plus le sélectionneur du Gabon, alors que les Panthères s’apprêtent à affronter le Mali le 12 novembre à Bamako en qualifications pour la Coupe du monde 2018, puis les Comores trois jours plus tard à Tunis en match amical. La décision a été prise non pas par la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), qui n’a jamais eu son mot à dire dans le dossier Costa, mais bien par le Palais du Bord de mer. Costa (43 ans), qui était en fin de contrat en juin dernier, avait signé – à la surprise générale – un nouveau bail en juillet, lui assurant en théorie de rester sur le banc des panthères jusqu’à la fin de la CAN 2017 que le Gabon organisera (14 janvier-5 février).

Mais plusieurs événements ont précipité la chute de l’ancien défenseur du FC Porto. D’abord l’insipide prestation de son équipe face au Maroc (0-0) le 8 octobre à Franceville, en qualifications pour la Coupe du monde. Puis son absence remarquée lors du tirage au sort de la phase finale de la CAN, le 19 octobre dernier à Libreville. Surtout, c’est l’ambiance délétère qui règne au sein de la sélection qui a profondément agacé les hautes sphères du pays.

Européens et Gabonais font table à part

« Costa n’est pas responsable de tout. Il a été lâché de toutes parts. Car il y a des joueurs qui font ce qu’ils veulent. Des cadres ne viennent s’entraîner que deux ou trois jours avant les matches, alors qu’ils sont au Gabon depuis plusieurs jours. Il y a des clans, et certains repas ne sont pas pris en commun. Et au niveau du staff technique, c’est pareil : les Européens et les Gabonais communiquent très peu. Il n’est pas rare qu’ils mangent à des tables séparées », explique un proche de la sélection nationale, effaré par le fonctionnement interne des Panthères.

À un peu plus de deux mois de la CAN qu’il va organiser, le Gabon s’offre une nouvelle crise qui fait désordre

L’intérim pour les deux matches inscrits au calendrier sera en théorie assuré par un autre portugais, le directeur technique national, José Antonio Garrido. Le début du regroupement est prévu lundi 7 novembre au matin, et on imagine mal que le Gabon trouve un sélectionneur dans les prochaines soixante-douze heures. « Il y a une main noire qui agite tous ces problèmes. Au Gabon, on dit souvent qu’il faut diviser pour mieux régner », poursuit notre informateur. À un peu plus de deux mois de la CAN qu’il va organiser, le pays s’offre une nouvelle crise qui fait désordre…

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