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Côte d’Ivoire : pour Ouattara, la victoire du oui au référendum est un plébiscite

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président ivoirien Alassane Ouattara en campagne pour le référendum sur la nouvelle Constitution, le 22 octobre 2016 à Abidjan. © Issouf Sanogo/AFP

Le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a qualifié jeudi de "plébiscite" la victoire écrasante du "oui" en faveur de la nouvelle Constitution lors du référendum de dimanche, avec 93,42% des suffrages. Une fois les résultats du référendum validés par le Conseil Constitutionnel et le texte promulgué par le président - ce qui devrait se faire dans les prochains jours - la Côte d'Ivoire se trouvera sous le régime de la IIIe République.

« 42,42% de participation, 93,42% de oui (…) c’est vraiment un plébiscite », a déclaré le président ivoirien ce jeudi en ouverture du conseil des ministres, estimant que « le taux de participation de 42% (était) un bon taux pour un référendum ».

Des chiffres truqués, selon l’opposition

L’opposition ivoirienne avait, de son côté, appelé au boycottage du scrutin. « Ce sont des chiffres manifestement truqués qui ne correspondent pas à la réalité. Nous avons tous été témoins du désert électoral (de dimanche) », a notamment estimé Pascal Affi Nguessan, le président du principal parti d’opposition, le Front populaire ivoirien (FPI) fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

En raison de la consigne de l’opposition, le taux de participation constituait  le principal enjeu du scrutin de dimanche. Pour rappel, le « oui » a obtenu 2 480 287 voix (93,42%) alors que le « non » a obtenu 174 714 suffrages (6,58%). 2 678 601 des 6 313 58 inscrits se sont rendus aux urnes pour un taux de participation de 42,42% (23 500 blancs ou nuls).

Ouattara veut tourner la page du concept d’ « ivoirité »

Selon le pouvoir, la nouvelle Constitution, voulue par le président Ouattara, devrait permettre de tourner la page d’une décennie de crise politico-militaire notamment en évacuant le concept d’ « ivoirité », permettant ainsi de clarifier les conditions d’éligibilité du président.

En outre, le projet prévoit aussi la création d’un poste de vice-président et d’un Sénat, qui institutionnalise la Chambre des rois et chefs traditionnels et étend le domaine de compétence du Conseil économique et social à l’environnement.

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