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États-Unis : une église africaine-américaine incendiée et taguée d’un slogan pro-Trump

Par Jeune Afrique avec AFP

L'église Hopewell Missionary Baptist, qui a pris feu mardi 1er novembre 2016 au soir à Greenville, taguée du slogan "Votez Trump". © Rogelio V. Solis/AP/SIPA

Une enquête a été ouverte après l'incendie d'une église africaine-américaine, bastion de la communauté noire dans le Mississippi, sur laquelle un slogan en faveur du candidat Donald Trump a été tagué, ont annoncé les autorités locales.

L’église Hopewell Missionary Baptist, qui a pris feu mardi soir à Greenville, une agglomération de quelque 35 000 âmes dans le sud profond des États-Unis, est historiquement noire.

« L’incendie a été volontairement allumé », a précisé à l’AFP le chef des pompiers de Greenville, Ruben Brown Sr, qui a ajouté que l’église centenaire avait été sérieusement endommagée par les flammes et la fumée.

Les images, rapportées par plusieurs médias dont CNN, montrent qu’il n’y a plus de verre aux fenêtres noircies du petit bâtiment en briques sur lequel on peut toujours lire le message « Votez Trump » inscrit en lettres claires sur la façade.

 

Les enquêteurs ont indiqué qu’ils étaient  « en train d’interroger une personne ayant un intérêt pour l’enquête », a déclaré le chef de la police de Greenville, Delando Wilson. En outre, la police doit encore déterminer s’il s’agit d’un geste motivé par la haine raciale. « Nous en sommes aux premières étapes de l’enquête pour tenter de déterminer les motivations derrière cet acte », a  ajouté M. Wilson.

Une « attaque directe envers la liberté de culte »

De son côté, le maire de la ville, Errick Simmons, s’est indigné lors d’une conférence de presse, évoquant un « acte haineux et lâche » et une « attaque directe envers la liberté de culte».

L’église visée a été décrite par Kristen Clarke, présidente d’une association pour les droits civiques, comme la « pierre angulaire de la communauté noire située au cœur du delta du Mississippi ». Cette responsable du Lawyer’s Committee for Civil Rights Under Law a déploré que la « rhétorique toxique de ce cycle électoral continue de faire planer un nuage sombre » à l’approche de la présidentielle du 8 novembre aux États-Unis.

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