Guinée-Bissau : libéré de prison, Bubo Na Tchuto veut réintégrer l’armée

Par Jeune Afrique avec AFP

Le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, dit "Bubo". © AFP

L'ancien chef de la Marine bissau-guinéenne Bubo Na Tchuto, récemment libéré après avoir passé plus de trois ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue, a demandé au président José Mario Vaz sa réintégration dans les forces armées.

Une semaine seulement après son retour au pays, le 22 octobre, José Americo Bubo Na Tchuto a demandé au président bissau-guinéen José Mario Vaz sa réintégration au sein de l’armée, a rapporté l’AFP vendredi 28 octobre, de sources concordantes.

« Je rentre d’un voyage qui m’a éloigné du pays pendant trois ans. Il est normal qu’à mon retour je vienne voir le chef suprême des armées », a-t-il déclaré à la presse. »J’ai discuté avec le Président de mon retour dans l’armée. Maintenant, tout dépend de lui. Je suis un vétéran de la guerre d’indépendance de ce pays, j’ai tout donné pour ce pays », a ajouté l’officier.

Interrogé sur la situation de Bubo Na Tchuto, le Premier ministre Baciro Dja a affirmé qu’il était « un fils du pays, un vétéran de la guerre d’indépendance », ajoutant qu’il était  » toujours le bienvenu dans son pays », mais a toutefois refusé de se prononcer sur la situation. « Je ne connais pas encore les circonstances de sa libération, donc je ne peux me prononcer sur son cas », a poursuivi M. Dja.

Libéré plus tôt que prévu 

Piégé par des membres de l’agence américaine anti-drogue (DEA) sous couverture, puis capturé dans les eaux internationales au large du Cap-Vert début avril 2013, Bubo Na Tchuto est emprisonné pour trafic de drogue aux Etats-Unis. Pendant son procès en mai 2014, il a plaidé coupable du chef d’accusation de « conspiration pour importer des substances contrôlées ».

Le 5 octobre 2016, le contre-amiral a été condamné à quatre ans de prison par le juge new-yorkais Richard Berman. Mais compte tenu des trois années passées en détention et d’une remise de peine de six mois pour bonne conduite, il a finalement été libéré plus tôt que prévu, a précisé l’administration pénitentiaire américaine à l’AFP jeudi 27 octobre, au soir. Sa peine courait initialement jusqu’en avril 2017.

 

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici