Burkina Faso : le Fespaco dévoile le contenu de son édition 2017

Par - à Ouagadougou

La Côte d'Ivoire était l'invité d'honneur du Fespaco 2017. © Facebook/Fespaco

La 25e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) se tiendra du 25 février au 4 mars 2017 dans la capitale burkinabè, a annoncé jeudi le ministre de la Culture, Tahirou Barry, lors d'une conférence de presse.

Devant un parterre de journalistes, de cinéastes et de comédiens, le ministre burkinabè de la Culture, Tahirou Barry, a révélé le logo de la 25e édition du Fespaco : un baobab, arbre centenaire commun à de nombreux pays africains, avec des bulles représentant divers métiers qui entourent l’Étalon, le prestigieux prix du festival. Prévue du 25 février au 4 mars 2017, la 25e édition de la biennale du cinéma africain aura pour thème « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel, et aura la Côte d’Ivoire comme invité d’honneur.

Côté programmation, le délégué général du Festival, Ardiouma Soma, a annoncé l’enregistrement de plus de 500 films, ajoutant qu’un délai supplémentaire de 21 jours, soit jusqu’au 21 novembre, avait été décidé pour l’acheminement des dossiers des films en compétition. Les œuvres rivaliseront dans cinq catégories: long et court métrage, documentaire, séries Télés et films des écoles africaines. Sept salles de projection sont prévues. Des espaces aménagés au Conseil burkinabe des Chargeurs ou à l’Institut français serviront également de lieu de projection, ont expliqué les organisateurs.

1,2 milliards de francs CFA

Avec un budget de 1, 2 milliard de francs CFA, le Fespaco 2017 entend mettre l’accent sur la mise en œuvre du plan stratégique de développement (2014-2023) appuyé par l’Union européenne pour renforcer l’institution via des services de qualité aux professionnels. Selon les organisateurs, l’innovation majeure concernera le Marché international du Cinéma et de la Télévision africains (Mica) qui va abriter des rencontres entre professionnels, des conférences thématiques, des master class ou encore des ateliers des formations. « Nous voulons attirer les milieux d’affaires à s’intéresser à ce marché pour y développer le volet économique aux côtés de l’artistique », à déclaré Ardiouma Soma.

Enfin le ministre n’a pas éludé la question sécuritaire et s’est voulu rassurant. « Nous avons l’ambition de relever le défi d’une organisation réussie. Et nous allons prendre les mesures nécessaires, y compris sécuritaires, dans la marche vers la réalisation avec succès du prochain festival », a-t-il déclaré.