Sécurité

Centrafrique : la société civile demande le départ de la Minusca, vives tensions à Bangui

Des Casques bleus de la Minusca à Bangui, le 12 février 2016. © Jerome Delay/AP/SIPA

La situation était particulièrement tendue lundi matin à Bangui où une journée ville morte était organisée pour réclamer le départ de la Minusca. Explications.

La journée ville morte était organisée lundi 24 octobre à l’appel du groupe de travail de la société civile pour demander le départ de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Dès minuit, des barricades avaient été positionnées à de nombreux carrefours de Bangui. Les routes menant à l’aéroport et au siège des Nations unies étaient notamment bloquées, tandis qu’une manifestation était également organisée dans le centre-ville.

Les premières tensions ont été signalées vers 5h30 du matin. Des patrouilles de l’ONU ont été prises pour cibles – caillassages et tirs – alors qu’elles tentaient d’enlever les barricades. La Minusca aurait répliqué à balles réelles.

Aucun bilan officiel n’était disponible en début d’après midi mais plusieurs sources évoquent la mort de quatre à six personnes et plusieurs blessés.

La société civile avait lancé une pétition depuis six jours pour réclamer le retrait des forces onusiennes, accusées de passivité face aux violences dans le pays. Si l’appel se voulait pacifique, il semble que certaines personnalités politico-militaires aient profité de la situation.

Provocations

« Des jeunes armés placés en retrait derrière les barricades ont provoqué la Minusca pour la forcer à riposter », explique une source sécuritaire.

Depuis le début du mois d’octobre, la Centrafrique est frappée par un regain de violences, à Bangui comme en province. Celles-ci ont entraîné la mort de plusieurs dizaines de civils.

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