CAN 2017 : qui est le mieux placé pour remporter le trophée ?

Gervinho, vainqueur de la CAN avec la Côte d'Ivoire, remet son titre en jeu. © Sunday Alamba / AP / SIPA

Le tirage au sort de la CAN 2017 a rendu son verdict mercredi soir à Libreville. Jeune Afrique passe en revue les matchs à venir, les forces en présence et les enjeux pour chaque nation engagée.

Le compte à rebours est désormais lancé. Après le tirage au sort de mercredi soir, le foot africain a les yeux rivés sur une date : le 14 janvier 2017, qui marquera le coup d’envoi de cette Coupe d’Afrique des Nations 2017. 16 équipes, 32 matchs pour un seul vainqueur. Quelles conclusions tirer des quatre poules qui se sont dessinées à Libreville ? Tour d’horizon.

 

Poule A : Gabon, Cameroun, Burkina-Faso et Guinée-Bissau

Tirage au sort plaisant pour cette poule A, où se retrouvent quatre équipes aux profils radicalement différents. Le Gabon, pays organisateur, sera confronté à l’éternel problème indissociable de ce statut : faire de cette pression supplémentaire une force supplémentaire.

Pour ce faire, les Panthères pourront compter sur l’expérience des grands rendez-vous de leur buteur et joueur africain de l’année, Pierre-Eymerick Aubameyang et, dans une moindre mesure, sur celle du milieu de la Juve Mario Lemina.

Dans le sillage du Gabon, le Cameroun et le Burkina semblent les mieux placés pour se qualifier. Les Lions indomptables restent sur trois piteuses performances à la CAN (non qualifiés en 2012 et 2013, éliminés dès le 1er tour en 2015). Mais ils restent des poids lourds du foot continental et peuvent rêver d’un cinquième titre à la CAN. Pour ce faire, ils compteront sur l’expérience des Chedjou, Bedimo et Nkoulou mais aussi sur le talent de Vincent Aboubakar, Eric Choupo Moting ou encore Clinton Njie.

Le Burkina, défait par le Gabon en phase éliminatoire, s’est qualifié in extremis pour la CAN (but décisif à la 99e minute du dernier match !). Les étalons pourront compter sur leur talisman, le buteur providentiel en question : Banou Diawara. L’attaquant de la JS Kabylie sera épaulé par les tauliers de la sélection : Bakary Koné, Charles Kaboré ou Jonathan Pitroipa.

Pour la Guinée-Bissau en revanche, cela semble bien compliqué. Pour leur première participation à la compétition, les hommes de Paulo Torres tenteront de faire un coup.

 

Poule B : Algérie, Tunisie, Sénégal, Zimbabwe

La poule dite « de la mort » réunit trois références du foot africain. L’Algérie, meilleure attaque des qualifications, portée par une génération talentueuse (Slimani, Mahrez, Brahimi) à la recherche d’un premier titre continental depuis 1990, devra se remettre dans le sens de la marche après le départ de son sélectionneur. Et se méfier de la Tunisie d’Aymen Abdennour, titrée en 2004, et surtout du Sénégal.

Les Lions de la Teranga ont réalisé une belle campagne de qualification (six victoires en six matchs). L’inconnue de ce groupe, c’est le niveau du Zimbabwe, qui participe pour la troisième fois seulement à la CAN

 

Poule C : Côte d’Ivoire, RD Congo, Maroc, Togo

Poule serrée qui réunit trois nations déjà titrées (le tenant du titre ivoirien en 1992 et 2015, la RD Congo en 1968 et 1974 et le Maroc en 1976), comme l’a fait remarquer Claude Le Roy, sélectionneur du petit poucet de cette poule, le Togo. Pour les Éperviers, qualifiés par miracle, et leur emblématique capitaine Adebayor, il s’agira de se faire plaisir avant tout.

La Côte d’Ivoire de Michel Dussuyer devra montrer qu’elle a digéré le départ de Yaya Touré, tandis que le Maroc de Belhanda et Boufal comptera sur le talent de ses milieux offensifs. Pour la RD Congo, performante au CHAN (deux titres), il faudra rester sur la performance de la CAN 2015 (troisième).

 

Poule D : Ghana, Mali, Égypte, Ouganda

À la manière de la poule C, les matchs s’annoncent serrés. Si le Ghana se détache logiquement – depuis 2008, les Black Stars ont toujours fini dans le dernier carré – le Mali aura fort à faire avec l’Égypte, encore loin de sa splendeur passée, mais qui revient enfin dans le tableau final de la compétition après trois échecs cuisants en 2012, 2013 et 2015. L’Ouganda tentera de jouer les trouble-fête pour décrocher son ticket pour les quarts de finale.