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Bénin : le producteur de jus de fruit de baobab Matahi lève 1,5 million d’euros

Reportage en Côté d'Ivoire. Des baobabs dans la savane herbeuse. © Nabil ZORKOT pour les Éditions du Jaguar

Lancé en 2013 par deux Français, Matahi commercialise un jus bio et issu du commerce équitable à partir du pain de singe, le fruit du baobab dont il s'approvisionne auprès d'une coopérative de femmes au Bénin. La levée de fonds doit permettre à cette start-up basée à Montpellier de doubler le nombre de ses employés.

Matahi annonce mardi 18 octobre une levée de fonds d’1,5 million d’euros. Fondée en 2013 à Montpellier par deux amis ingénieurs agronomes, Raphaël Girardin et Alexandre Giora, cette start-up commercialise une boisson énergétique naturelle à base de jus du fruit du baobab — appelé pain de singe — bio et issue du commerce équitable.

Cette levée de fonds doit entre autres permettre à Matahi d’embaucher. La petite entreprise, qui compte aujourd’hui une équipe de huit personnes, prévoit d’étoffer son équipe à près de 20 personnes à l’horizon 2019.

À cheval entre la France et l’Afrique, Matahi travaille notamment avec une coopérative gérée par une association de femmes au Bénin, qui fait vivre près de 400 familles lors de la récolte des fruits. « Cette levée de fonds va nous permettre de développer notre équipe et de créer des emplois en France et en Afrique, expliquent les fondateurs dans un communiqué publié le 18 octobre. Nous prévoyons de recruter en France dans les prochains mois et de soutenir le développement de la coopérative africaine avec qui nous travaillons ».

Superfruit

Parfois appelé « superfruit », le pain de singes est considéré par les scientifiques comme le fruit le plus antioxydant au monde. Selon Matahi, il serait sept fois plus antioxydant que la grenade et contiendrait en vitamine C l’équivalent de trente oranges.

Le fruit du baobab est aussi riche en ions et minéraux, il contient deux fois plus de calcium que le lait et quatre fois plus de potassium que la banane. Autrefois, il était utilisé dans la médecine traditionnelle pour notamment faire tomber la fièvre, pour lutter contre les maux de ventre mais aussi comme anti-inflammatoire.

Matahi compte notamment comme parrain l’international français de rugby, François Trinh-Duc. Selon le site Société.com, Matahi a réalisé sur l’année 2015 un chiffre d’affaires de 176 200 euros, qui doublerait tous les ans selon la compagnie.

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