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Tunisie : Béji Caïd Essebsi prolonge l’état d’urgence de trois mois

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, le 31 août 2016 à Carthage. © FETHI BELAID / AFP

En Tunisie, le souvenir des attentats du Bardo et de Sousse est encore vivace, et le gouvernement encore prudent. Un an et demi après cette série d'attaques sanglantes, le président tunisien a prolongé mardi de trois mois l'état d'urgence.

Terrorisme et jihadisme restent au centre de toutes les attentions. Dans ce pays qui fournit bien malgré lui à l’État islamique (EI) son plus gros contingent de combattants étrangers, l’état d’urgence est toujours en vigueur. Et le président Béji Caïd Essebsi l’a prolongé pour trois mois supplémentaires mardi. Une prolongation qui sera effective à compter du 19 octobre.

Douze gardes présidentiels tués en novembre dernier

La Tunisie est confrontée depuis sa révolution en 2011 à l’essor d’une mouvance jihadiste armée. L’état d’urgence est en vigueur sans discontinuer depuis un attentat contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis. Douze agents avaient été tués dans cette attaque revendiquée par le groupe État islamique.

Le pays avait auparavant été le théâtre de deux autres attaques majeures du groupe EI, en mars et juin 2015, respectivement au musée du Bardo à Tunis ainsi que sur une plage et dans un hôtel de Sousse. Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, sont mortes.

Tension toujours palpable

La Tunisie connaît depuis une relative accalmie, mais des groupes jihadistes restent actifs, en particulier dans les montagnes de l’intérieur : fin août, un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué une attaque à l’explosif près de Kasserine dans laquelle trois soldats ont été tués. Ces décès se sont produits le jour de l’entrée en fonction du gouvernement d’union, qui a fait de « la lutte contre le terrorisme » l’une de ses priorités.

L’état d’urgence permet notamment d’interdire les grèves et les réunions « de nature à provoquer ou entretenir le désordre », de fermer provisoirement « salles de spectacle et débits de boissons » ou encore de « prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ».

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