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Netflix : « Luke Cage », super-héros noir au coeur de Harlem

Luke Cage, super-héros ordinaire. © Netflix/Marvel

Après Jessica Jones et Daredevil, Netflix braque encore une fois les projecteurs sur un nouveau personnage secondaire de l’univers Marvel, l’Africain-Américain Luke Cage. Une vraie réussite accompagnée d'un message politique fort.

Un héros très ordinaire

On est loin du quotidien de Bruce Wayne, quand il n’enfile pas son costume de chauve-souris. Chez Luke Cage, pas de gros meubles, ni de grosse télé. Sa vie est celle d’un presque quadra modeste, ancrée dans la précarité du monde moderne : pour joindre les deux bouts et payer son loyer, il est barbier le jour et barman la nuit.

Erreur judiciaire

L’héritage de Luke Cage est avant tout celui de l’histoire de la communauté africaine-américaine. Une histoire qui s’écrit, pour beaucoup de citoyens, en prison. Victime d’une erreur judiciaire, Luke Cage a été emprisonné. Dans un univers carcéral que l’on devine diabolique, il va être le cobaye d’une expérience scientifique sabotée au terme de laquelle il est transformé en colosse indestructible dont la chair résiste aux balles.

 

 

Sauver Harlem

Après s’être évadé, il choisit l’anonymat le plus absolu au cœur du quartier de Harlem, historiquement lié à la communauté africaine-américaine. Dans un souci de discrétion, il se refuse à vivre de sa force de titan, mais en usera par nécessité. Ici il ne s’agit pas de sauver la planète, mais Harlem, menacé par le caïd Cottonmouth.

Message politique assumé

Ni cape, ni armure, ni costume moulant. Luke Cage est un civil. Sa tenue vestimentaire, un sweatshirt à capuche troué (un hoodie), a cependant une forte connotation politique. Dans une interview accordée au Huffington Post, l’interprète de Luke Cage, l’excellent Mike Colter, explique en effet qu’il s’agit d’un symbole fort qui renvoie au drame des violences policières aux États-Unis, où un Noir qui porte un hoodie est vite assimilé à un criminel. L’homme qui avait abattu Trayvon Martin avait ainsi expliqué qu’il avait trouvé suspect le jeune homme parce qu’il portait ce vêtement.

Une esthétique soignée

L’autre point fort de la série est qu’elle ne verse jamais dans un revival facile de la Blaxploitation, période des années 1970 pendant laquelle est né le personnage. Les dialogues sont soignés, les références à la culture noire-américaine sont subtiles et mises au goût du jour. Une place importante est donnée aux symboles (le poster de Biggie Small dans le bureau de Cottonmouth) et à la musique avec notamment, dans le pilote, une superbe série de plans accompagnée d’un sublime titre du chanteur soul Saadiq.

 

>> Luke Cage, sur Netflix depuis le 30 septembre.

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