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RD Congo : le bureau du procureur de la CPI dépêche une mission à Kinshasa

Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI). © Flickr/CPI

Près d'un mois après des manifestations qui avaient dégénéré, les 19 et 20 septembre, en affrontements sanglants entre partisans de l'opposition et les forces de l'ordre, Fatou Bensouda, procureure de la CPI, a annoncé lundi avoir déployé une mission sur place.

Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) maintient que « certains actes observés » lors de ces manifestations des 19 et 20 septembre à Kinshasa « pourraient constituer des crimes de [sa] compétence », indique Fatou Bensouda dans une déclaration publiée le lundi 17 octobre à La Haye.

C’est pourquoi, après avoir prévenu qu’elle suivait de près la situation dans la capitale congolaise, la procureure de la CPI a décidé d’envoyer une délégation de son bureau sur place pour rencontrer, du 16 au 20 octobre, des dirigeants congolais, des membres de partis politiques, la société civile et la presse.

Mise en garde de la CPI

Objectif : demander à toutes les parties prenantes de « [s’abstenir], en tout temps et en tout lieu, de tout acte de violence criminelle contre les individus et les biens et [de] prendre les mesures nécessaires afin de prévenir la commission d’un tel acte ».

La CPI surveille avec une extrême vigilance la situation sur le terrain en RDC

« Il est impératif que toute activité et toute action sur le territoire de la RDC, quels que soient son acteur, sa nature et sa forme, se déroule avec retenue et sens des responsabilités », rappelle Fatou Bensouda qui souligne que son bureau « surveille avec une extrême vigilance la situation sur le terrain en RDC ».

Cette mise en garde de la procureure de la CPI intervient 48 heures avant une « journée ville morte » annoncée pour le 19 octobre par le « Rassemblement » de l’opposition.

Le regroupement politique rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi dit vouloir, par cette action, délivrer un « carton jaune » au président Joseph Kabila. Ce dernier est soupçonné par ses détracteurs de chercher à tout prix à se maintenir au pouvoir après le 19 décembre, date prévue de l’échéance de son second mandat  constitutionnel.

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