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La harissa tunisienne labellisée au menu du salon international de l’alimentation

La harissa à la conquête du marché européen, au salon international de l'alimentation (SIAL). © Saaleha Bamjee/Flickr

Cinq entreprises tunisiennes de harissa certifiées "Food Quality Label Tunisia" pimenteront le salon international de l’alimentation (SIAL) à Paris jusqu’au 20 octobre.

Ce supermarché géant, rendez-vous mondial incontournable dans le secteur des industries alimentaires qui a ouvert ses portes le 16 octobre, accueille cette année  56 exposants tunisiens, dont cinq sociétés tunisiennes spécialisées dans la fabrication de harissa en conserve : Sicam, Jouda, Comocap, Carthage Food et Sticap. Une occasion de se faire connaître et de faire découvrir ce produit phare de la cuisine tunisienne.

À la conquête du marché européen

Labellisées « qualité supérieure » pour leur production de harissa, ces sociétés espèrent conquérir de nouveaux marchés en Europe. Après l’Expo Milan en Italie, le concours des produits du terroir en Suisse, le salon agroalimentaire Anuga en Allemagne, le salon Alimentaria en Espagne ou encore la Foire européenne de Strasbourg, elles poursuivent leur promotion à l’international en faisant escale au parc des expositions de Villepinte, à Paris, où quelque 155 000 visiteurs sont attendus cette année. « Au menu, des rencontres B to B et des séances de dégustation », annonce un communiqué du groupement des industries de conserves alimentaires (GICA).

Environ 25 unités opèrent dans le secteur des conserves de harissa en Tunisie, un pays qui produit chaque année en moyenne 30 000 tonnes de harissa, dont 11 000 tonnes destinées à l’exportation. En 2015, près de 9367 tonnes ont été exportés vers la Libye, la France, l’Algérie, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie et le Canada, a fait savoir l’agence TAP.

Un label, gage d’authenticité et de qualité

Le « Food Quality Label Tunisia » pour la harissa a été lancé en 2014 par l’État tunisien et décerné aux cinq entreprises de conserves de harissa le 22 janvier 2016 par Zakaria Hamad, alors ministre de l’Industrie. Ces entreprises s’engagent depuis à suivre un cahier des charges spécifique et à se soumettre à un double contrôle (de la part de l’organisme gestionnaire du label ainsi que d’un organisme de certification externe).

Les maîtres-mots du label, dont le logo est « inspiré d’une pièce de monnaie tunisienne millénaire et représente un soleil souriant », sont « fraîcheur des ingrédients », « traçabilité » et « production contrôlée ». Le tout pour une meilleure garantie de l’origine et de la qualité de la recette traditionnelle du produit.

« Le label qualité permet également d’assurer une meilleure organisation de la filière et une rétribution équitable des agriculteurs », ajoute le communiqué.

Outre le ministère de l’Industrie, le GICA, et le centre de promotion des exportations (CEPEX), la promotion de la harissa labellisée est aussi soutenue par le « Projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir » (PAMPAT), mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI).

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