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Campagne pour le référendum en Côte d’Ivoire : la coalition RHDP dans les starting blocks

Des supporters d'ADO, le 23 octobre 2015 à Abidjan. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

La date officielle du début de la campagne pour le référendum constitutionnel du 30 octobre a été fixée au samedi 22 octobre. Mais la mobilisation a déjà commencé.

L’ouverture de la campagne référendaire, le 22 octobre, sera marquée par un meeting du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix, (RHDP, coalition au pouvoir) en présence du chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, et de son allié Henri Konan Bédié, président du PDCI.

Ce même jour, ADO rencontrera à Yamoussoukro les rois et chefs traditionnels, puis animera un autre grand meeting le 27 octobre à Bouaké. La campagne s’achèvera le 28 octobre, deux jours avant le vote.

Mais les cadors et les députés de la majorité n’ont pas attendu le début officielle de la campagne pour se mobiliser. Jeudi, Adama Bictogo, président du comité ad’hoc de la coalition au pouvoir et chargé de la mobilisation, avait présenté à la presse le slogan du RHDP : « J’aime mon pays la Côte d’Ivoire, je vote la Constitution. »

Le président du holding ivoirien Snedai Group et député a précisé que la campagne s’articulerait autour des trois axes : « La paix, de la stabilité et le développement ». Il a également annoncé que les jeunes du RHDP organiseraient un premier meeting samedi après-midi place Ficgayo à Youpougon, quartier d’Abidjan.

Mardi, l’Assemblée nationale a adopté le projet de Constitution, avec 239 voix pour, 2 abstentions et 8 contre.

6 millions d’électeurs

De son côté, la Commission électorale indépendante (CEI) a remis mercredi la liste électorale définitive (LED) aux partis et regroupements politiques. Elle contient 6 318 311 électeurs. La CEI a par ailleurs précisé que la règle du bulletin unique ne serait pas instaurée pour ce scrutin.

« Comme vous savez, sur le bulletin unique, vous avez un certain nombre d’éléments qui permettent aux électeurs de pouvoir identifier pour qui ils veulent voter même s’ils ne savent pas lire. Vous avez le logo du parti, la photo et un certain nombre d’éléments alors que pour le référendum, il n’ y a pas de logo, de sigle, rien du tout », a déclaré son vice-président en charge des opérations électorale sur la radio Onuci FM.

« Donc, nous avons estimé que nos électeurs qui ne savaient pas lire et qui ne pouvaient pas faire la différence entre un oui ou un non, il fallait leur donner la possibilité de pouvoir faire leur choix de façon claire et nette. »

Deux bulletins seront ainsi proposé aux électeurs : vert pour le oui et rouge pour le non.

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