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Le Gabon serre encore la vis budgétaire

Par Jeune Afrique

Le pétrole représente 65 % des exportations du Gabon. © AFP

Si la baisse est moins forte qu'en 2016, le budget 2017 au Gabon devrait afficher une diminution de -5%. En cause : la chute continue du cours du brut qui affecte l'économie du quatrième producteur de pétrole africain depuis deux ans.

Au Gabon, le gouvernement a annoncé un budget 2017 en baisse de 5% en raison de la chute continue des revenus pétroliers qui affecte durement l’économie du pays depuis environ deux ans, annonce l’agence Reuters.

Selon un communiqué officiel publié jeudi 13 octobre, le budget national devrait donc passer à 2 478 milliards de francs CFA (3 milliards d’euros) l’an prochain, contre 2 626 milliards de francs CFA en 2016.

Quatrième producteur africain de pétrole avec 22 000 barils par jour, le Gabon avait déjà baissé son budget de 14% en 2015, quand le ralentissement du cours des hydrocarbures avait démarré.

Déjà en 2015, le gouvernement gabonais avait admis que l’adoption du budget 2016 « intervenait dans un contexte économique marqué par la crise du pétrole ».

Rationalisation

Depuis janvier 2015, une réforme introduit de la transparence dans les comptes publics gabonais. Désormais, lors de l’élaboration de la loi de finances, le gouvernement indique les objectifs qu’il poursuit avant toute allocation budgétaire.

L’objectif ? En finir avec le gaspillage qui caractérisait l’époque où la manne pétrolière paraissait éternelle. Selon un audit de la Direction générale du budget et des finances publiques, entre 2006 et 2012, plus de la moitié du budget de l’État a disparu dans la nature. Sur la même période, 600 milliards de francs CFA ont été frauduleusement payés aux fournisseurs de l’État.

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