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Nigeria : un attentat à Maiduguri fait au moins huit morts

Par Jeune Afrique avec AFP

Après l'explosion d'une femme kamikaze en juillet 2015 dans la ville de Maiduguri. © Jossy Ola/AP/SIPA

Un taxi collectif a explosé ce mercredi dans une gare routière à Maiduguri, dans l'État du Borno. Une femme kamikaze se trouvait à bord. Le bilan fait état d'au moins huit morts, et d'une quinzaine de blessés.

Le président nigérian Muhammadu Buhari s’est dit « abattu », à l’annonce du nouvel attentat. « Toutes mes condoléances vont aux familles des victimes, et au gouvernement local de l’État du Borno », a-t-il écrit sur Twitter.

« Huit personnes ont été tuées et 15 blessés ont été emmenés à l’hôpital », a indiqué le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des urgences (Nema), Ibrahim Abdulkadir, soulignant qu’une équipe était aussitôt arrivée sur les lieux. Mais la police a annoncé de son côté que quatre personnes sont décédées suite à cette explosion.

L’attentat, qui n’a pas encore été revendiqué, s’est produit à la sortie de la capitale de l’État du Borno, berceau du groupe islamiste Boko Haram, a déclaré le porte-parole de la police locale, Victor Isuku, dans un communiqué.

À 8 heures 30 ce mercredi 12 octobre, une bombe artisanale a explosé à bord d’un taxi qui transportait cinq personnes, selon le communiqué de la police. Une femme kamikaze est à l’origine de l’explosion, est-il également indiqué.

Les voitures sous escorte militaire, la ville sous protection d’une milice civile

Le porte-parole de la Nema n’a pas confirmé ces informations. Difficile donc de savoir pour l’instant s’il s’agit d’un attentat-suicide ou d’une bombe qui avait été placée dans la voiture. Le véhicule a tenté d’entrer dans la gare routière où les véhicules qui se rendent vers Dikwa et Gamboru Ngala attendent une escorte militaire avant de prendre la route, a rapporté un membre des Civil JTF, la milice civile qui protège Maiduguri, présente non loin du lieu de l’attentat.

Ancien fief de Boko Haram, Maiduguri a réussi à retrouver une paix relative depuis l’élection du président Muhammadu Buhari en mai 2015 et une contre-offensive de l’armée. Une tentative d’attentat-suicide avait échoué le 27 juin contre une mosquée de la ville où se sont réfugiées plus de 1,5 million de personnes ayant fui les combats de la région.

De larges zones de l’État du Borno restent inaccessibles et les rares routes ouvertes par l’armée nigériane ne sont praticables que sous escorte militaire. Fin septembre, Médecins sans frontières avait enfin pu accéder à Gamboru Ngala, ville à la frontière du nord du Cameroun, où l’ONG a constaté une situation humanitaire désastreuse. L’insurrection de Boko Haram a fait au moins 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

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