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Maroc : Mohammed VI entame sa tournée en Afrique de l’Est

Le président rwandais, Paul Kagamé, reçu à Casablanca par le roi du Maroc Mohammed VI le 20 juin 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Le souverain a entamé ce mardi une nouvelle tournée africaine qui le mènera au Rwanda, en Tanzanie et en Éthiopie. Objectif : consolider ses appuis sur le dossier du Sahara occidental ainsi que sur les projets économiques de son pays.

Le roi Mohammed VI est parti, ce mardi 18 octobre, du Maroc pour le Rwanda dans le cadre d’une tournée qui le mènera également en Tanzanie et en Éthiopie, annonce un communiqué du cabinet royal. Il est accompagné de son cousin Moulay Ismail, ses deux conseillers, Fouad Ali El Himma et Yassir Zenagui, et six ministres du gouvernement actuel : Salaheddine Mezouar et Nasser Bourita, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre délégué, Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, Mohamed Boussaïd, ministre des Finances, et Ahmed Toufik, ministre des Habous et des affaires islamiques.

Pour la première fois, Mohammed VI se rend dans cette partie de l’Afrique anglophone afin de consolider ses alliances sur le dossier du Sahara et son implantation économique dans le continent. De nouveaux ambassadeurs marocains ont été nommés le 13 octobre dans les trois pays objet de la visite royale : Youssef Imani au Rwanda, Nezha M’hamdi Alaoui en Éthiopie et Abdelilah Benryane, nommé en Tanzanie et en Ouganda. 

Cap sur l’Union africaine ! 

Même s’ils soutiennent la position du Polisario et son allié algérien sur la question du Sahara, ces pays revêtent un intérêt stratégique pour Rabat au moment où cette dernière a exprimé sa volonté de réintégrer l’UA et de mener la bataille pour la reconnaissance de son intégrité territoriale à l’intérieur de l’organisation panafricaine.

Tentant de s’imposer comme un leader africain, Mohammed VI prône un discours d’union face aux dangers qui guettent l’Afrique et appelle les chefs d’État africains à prendre conscience des conséquences calamiteuses du colonialisme.

Dans un discours prononcé le 20 août, il a déclaré que les Africains devaient s’unir pour assurer leur propre développement et changer eux-mêmes leur destin.

Rapprochement politico-économique

Un discours qui plaît de plus en plus en Afrique, notamment au président rwandais, Paul Kagamé, qui a rendu visite au roi du Maroc en juin dernier, officialisant les premiers pas d’un rapprochement politico-économique entre le Maroc et l’Afrique anglophone. Au-delà de leur refus de tout interventionnisme occidental, les deux chefs d’État partagent la même vision des grands chantiers économiques et des réformes sociales.

Avec la Tanzanie et le Kenya, les Marocains ont procédé à un échange d’amabilités afin de préparer une tournée royale. La chef de la diplomatie tanzanienne, Augustine Mahiga, a été reçue à Rabat en avril dernier par son homologue marocaine, M’barka Bouaida. Et avec le Kenya, la Royal Air Maroc a inauguré, en mars dernier, son premier vol régulier reliant Casablanca à Nairobi.

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