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En visite au Mali, Angela Merkel plaide pour un soutien militaire accompagné d’aide au développement

Par Jeune Afrique avec AFP

Arrivée le 9 octobre à Bamako d'Angela Merkel pour la première visite d'un chef de gouvernement allemand au Mali. © Baba Ahmed/AP/SIPA

En visite au Mali, la chancelière allemande Angela Merkel a insisté dimanche à Bamako sur la nécessité de combiner soutien militaire et aide au développement.

C’est la première visite d’un chef de gouvernement allemand au Mali. Angela Merkel a entamé, le 9 octobre à Bamako, sa première étape d’une tournée africaine axée sur la crise migratoire. « Il est important que l’Afrique ne perde pas ses meilleurs cerveaux », a expliqué la chancelière allemande, lors d’un point de presse avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, dans la capitale malienne.

« Il est important pour nous d’établir une cohérence entre notre coopération en matière de développement et notre soutien militaire », a également insisté la chancelière.

« Le militaire seul ne peut apporter la sécurité et la paix », a souligné Angela Merkel, appelant à « l’application complète de l’accord de paix signé en mai-juin 2015 » et qualifiant la situation dans le nord du Mali de « très mauvaise ».

« Nécessité de refonder une armée malienne unifiée »

Lors d’une rencontre avec les forces allemandes dans la capitale malienne, Angela Merkel a souligné « la nécessité de refonder une armée malienne unifiée, comme le prévoit l’accord de paix ». « Il est important d’entraîner l’armée malienne d’une manière continue pour que les soldats maliens se considèrent comme une seule armée pour un seul pays », a dit la chancelière allemande.

« Les populations du Nord qui ont voulu l’indépendance doivent être intégrées dans la nouvelle armée », a-t-elle poursuivi, en référence à l’ex-rébellion à dominante touareg.

Elle devait également rencontrer lors de son séjour des dignitaires religieux maliens.

Réponse d’IBK à Merkel sur la crise migratoire

De son côté, IBK a assuré que son pays oeuvrait à réduire le flux de migrants à destination de l’Europe. Le président malien a par ailleurs « déploré des passages dans des conditions qui s’avèrent toujours plus périlleuses, qui font qu’aujourd’hui la Méditerranée est devenu un cimetière à ciel ouvert pour nos parents. »

« C’est pourquoi nous sommes soucieux de trouver avec nos amis européens des solutions idoines », a-t-il indiqué.

La chancelière allemande, dont le pays participe à la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et a dirigé la Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM) de juillet 2015 à juillet 2016 avant de transmettre le flambeau à la Belgique, se rendra ensuite au Niger, où l’Allemagne veut construire une base de soutien à la Minusma, et en Éthiopie, où elle sera notamment reçue au siège de l’Union africaine (UA).

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