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Exclu : la Guinée équatoriale va payer à Orange une créance de 150 millions d’euros

Par Jeune Afrique

Orange est présent dans une vingtaine de pays dans la zone Afrique et Moyen-Orient. © Claude Paris/AP/SIPA

Fin d'un long contentieux sur la sortie du groupe de télécoms français de l'opérateur historique Getesa : selon les informations de Jeune Afrique, l'État équato-guinée a accepté vendredi le versement de la créance de 150 millions d'euros à laquelle il avait été condamné en novembre 2014 par le tribunal arbitral de la Chambre de commerce international.

Il aura fallu deux jours de négociations et un Boeing 777-200 immobilisé à Lyon en France — à la demande d’Orange — pour que la Guinée équatoriale accepte finalement de régler un vieux contentieux avec l’opérateur de téléphonie français Orange.

Montant de l’ardoise : 150 millions d’euros. Orange avait fait condamner en juillet 2014 l’État équato-guinéen, son partenaire au sein de l’opérateur local historique Guinea Ecuatorial de Telecomunicaciones (Getesa), devant le tribunal arbitral de Chambre de commerce international (CCI). Le coût de l’amende avait alors été fixée à 132 millions d’euros auxquels devaient s’ajouter des intérêts.

La raison de cette créance était due à l’impossibilité pour le groupe français, qui possédait 40 % de l’opérateur aux côtés de Malabo, d’exercer le droit de sortie pourtant négocié en 2011, au moment où le gouvernement a repris les rênes de l’entreprise.

« Un accord ce matin”

Orange avait notamment souhaité pouvoir revendre ses parts à un prix négocié si un nouvel opérateur entrait sur le marché. Ce qui fut effectivement le cas quelques mois plus tard. Côté guinéen, on affirme ne jamais avoir “nié la nécessité de trouver un arrangement financier, mais nous étions en désaccord sur les modalités, confirme une source qui a assisté aux négociations. Nous avons finalement trouvé un accord ce matin [vendredi 7 octobre 2016, ndlr].”

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