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L’ivoirien Sitab décroche une note d’investissement

Par Jeune Afrique

La Société ivoirienne des tabacs (Sitab) est leader en Côte d'Ivoire. © DR

Le cigarettier, leader du marché ivoirien, a soumis sa note de crédit à l'analyse de l'agence de notation ouest-africaine WARA.

La Société ivoirienne des tabacs (Sitab), filiale du britannique Imperial Brands (nouvelle dénomination de Imperial Tobacco depuis début 2016), a obtenu sa première notation auprès de West Africa Rating Agency (WARA). Sitab S.A. décroche la note d’investissement « BBB+ » avec une perspective stable.

Les entreprises dotées d’une note d’investissement peuvent émettre des obligations sur le marché financier de l’UEMOA sans souscrire de garanties. Depuis 2013, toutes les sociétés cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), basée à Abidjan et dirigée par le Togolais Edoh Kossi Amenounve, sont tenues de se faire noter. Seule une minorité a toutefois accompli cette démarche.

Capacités industrielles

La note attribuée à la Sitab distingue à la fois la position de leader en Côte d’Ivoire de l’entreprise, ainsi que son statut de seul fabricant de cigarettes du pays et enfin sa bonne santé financière, explique dans un communiqué du 06 octobre l’agence de notation ouest-africaine dirigée par le Sénégalais Seydina Tandian.

La Sitab, dirigé depuis juillet par Eric Thiam Sabates après un intérim d’un an d’Abdoulaye Koné, contrôle environ 60 % du marché ivoirien des cigarettes, avec sa très populaire marque locale Fine ainsi que Davidoff et Excellence. L’entreprise dispose d’importantes infrastructures industrielles dans le pays, à travers sa filiale Sitab Industries.

Enfin, ses comptes restent très largement dans le vert. En 2015, la Sitab a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 91 milliards de F CFA (139 millions d’euros), pour un bénéfice de 9,2 milliards de F CFA.

Facteurs de risques

Dans son analyse, WARA relève néanmoins quelques facteurs de risques pouvant affecter négativement à l’avenir la note de crédit de Sitab : le durcissement des exigences réglementaires encadrant l’industrie du tabac ainsi que la pression des importations de contrebande.

Outre Sitab dont il détient plus de 70 %, le groupe Imperial Brands compte de nombreuses filiales en Afrique : la Société marocaine des tabacs, la Société des cigarettes gabonaises, Manufacture de cigarettes du Tchad, Mabucig au Burkina, Société africaine d’impression industrielle et MTOA au Sénégal, Sacimem à Madagascar, ou encore la Société industrielle et agricole du tabac tropical au Congo-Brazaville.

En 2015, le groupe britannique a enregistré un chiffre d’affaires de 25,3 milliards de livres sterling (34,3 milliard d’euros) à travers le monde, pour un bénéfice de 1,72 milliard de livres sterling.

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