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Algérie : Amar Saâdani s’attaque à nouveau au général Toufik

Proche du cercle présidentiel algérien, Amar Saadani, ancien secrétaire général du FLN, n'hésitait pas à tirer sur tous ceux que le régime voulait écarter. © Sidali Djarboud/AP/SIPA

Encore une sortie fracassante du patron du FLN contre le général à la retraite « Toufik ». Mercredi, il l’a notamment accusé d’être à la solde de la France.

Amar Saâdani s’est à nouveau attaqué au général à la retraite et ancien patron du DRS (services secrets), Mohamed Médiène dit « Toufik ».

« Il est à la tête des anciens officiers de la France », a-t-il lancé mercredi 5 octobre, dans une conférence de presse tenue dans un hôtel sur le littoral ouest d’Alger.

« La France avait pendant longtemps traité avec les officiers qu’elle avait désignés en Algérie, les harkis et ses militants qu’elle avait placés au FLN », a-t-il asséné.

Le général Toufik serait, selon Saâdani, l’instigateur de la lettre qu’un groupe de moudjahidines (anciens combattants de la révolution de 1954) a envoyé, en juillet dernier, au président Bouteflika, l’appelant à délivrer « le FLN confisqué ».

Depuis son élection controversée à la tête du FLN en août 2013, Amar Saâdani est régulièrement contesté par ses pairs ou par des figures du FLN qui avaient pris leurs distances avec l’ex-parti unique.

Acteur de l’ombre

Poursuivant son réquisitoire, le chef du FLN avance que c’est le général Toufik qui serait derrière la candidature de Rachid Nekkaz à la présidentielle de 2014 dans le but de perturber la campagne d’Abdelaziz Bouteflika.

Abdelaziz Belkhadem, l’ancien secrétaire général du FLN, a également eu droit aux invectives. Mis au placard du FLN, Belkhadem a essayé l’été dernier de remonter au front pour mobiliser ses soutiens dans une tentative de récupérer le parti des mains de Saâdani. En juillet, il avait longuement rencontré Abderrahmane Belayat, chef de file des opposants de l’actuel secrétaire général du FLN, Amar Saâdani.

Longue file d’accusations

Ce n’est pas la première fois que Saâdani s’attaque au général Toufik, qu’il a accusé à plusieurs reprises de comploter contre Bouteflika ; de chercher à salir la réputation de ses proches ou d’avoir jeté en prison des milliers de cadres. Après 25 ans de service à la tête du DRS, Mohamed Mediéne a été limogé en septembre 2015 et son influent DRS dissous quelques mois plus tard. Depuis son départ, il n’a rompu son silence qu’une seule fois pour prendre la défense du général Hassan, qui a eu affaire à la justice militaire.

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