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Centrafrique : les violences à Bangui ont tué six personnes

Par Jeune Afrique avec AFP

Casques bleus patrouillant dans les rues près de la mosquée de Koudoukou, Bangui, 30 novembre 2015. © Andrew Medichini/AP/SIPA

Les violences mardi à Bangui ont fait au total six morts après l'assassinat d'un officier de l'armée, ont indiqué des sources hospitalières mercredi alors qu'un calme précaire était revenu dans la capitale de la Centrafrique.

L’assassinat mardi 4 octobre du commandant Marcel Mombéka par des « groupes d’auto-défense » dans le quartier musulman du PK5 a provoqué une nouvelle flambée de violences. « Le bilan est de six morts y compris le commandant Mombéka et de six blessés dont son fils », ont indiqué des sources hospitalières.

« Marcel Mombéka a été tué du côté du PK5 dans des zones sous contrôle de groupes d’autodéfense » du quartier, a déclaré mardi le ministre de la sécurité Jean-Serge Bokassa. Ces groupes d’autodéfense sont liés à des éléments « radicaux appartenant à la communauté musulmane » a ajouté le ministre.

Représailles meurtrières 

Après l’assassinat de l’officier, trois éleveurs peuls ont été tués en représailles dans un autre quartier de Bangui. Les deux autres victimes auraient trouvé la mort dans des échanges de tirs au PK5 entre groupe d’autodéfense et les forces de sécurité intérieures.

La Mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca, a dénoncé dans un communiqué « ces actes inadmissibles qui menacent la paix et la stabilité encore fragiles, obtenues à la suite d’efforts considérables de la part des autorités centrafricaines et des forces internationales ».

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