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ONU : le Portugais Antonio Guterres presque assuré de succéder à Ban Ki-moon

Par Jeune Afrique avec AFP

L'ancien Premier ministre portugais et candidat à la succession de Ban Ki-moon, Antonio Guterres, lors de son audition par États membres de l'ONU, le 12 avril 2016. © Richard Drew/AP/SIPA

L'ex-Premier ministre portugais Antonio Guterres est presque assuré de succéder à Ban Ki-moon comme secrétaire général de l'ONU, après un vote informel du Conseil de sécurité mercredi. Il pourrait être élu dès jeudi, selon l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine.

Le Russe, à la tête du Conseil de sécurité en ce mois d’octobre, a déclaré à des reporters à l’issue du vote qu’Antonio Guterres était clairement « le favori ». Le diplomate russe a annoncé un vote formel du Conseil jeudi 6 octobre pour confirmer le choix du candidat, ajoutant qu’il s’attendait à ce que la sélection se fasse par acclamation.

« Nous souhaitons tout le bien à M. Guterres en s’acquittant de ses devoirs de secrétaire général des Nations unies ces cinq prochaines années », a ajouté M. Tchourkine.

Pas de veto des cinq membres permanents

Durant le vote de mercredi les cinq membres permanents du Conseil, Royaume-Uni, États-Unis, Russie, Chine et France, qui disposent d’un droit de veto, ont voté avec des bulletins de couleur différente des dix autres membres. Il a donc été possible de voir pour la première fois si l’un de ces cinq membres permanents envisageait de bloquer la candidature du Portugais.

Antonio Guterres avait déjà terminé en tête des cinq scrutins préliminaires effectués. Aux deux tours précédents, 12 des 15 pays membres l’avaient encouragé, deux l’avaient découragé, émettant donc un vote défavorable, et un dernier était sans opinion. Le vote de mercredi a permis de voir que les votes défavorables n’étaient visiblement pas le fait des grandes puissances.

Après approbation par le Conseil de sécurité, le candidat retenu doit également recueillir ensuite le vote favorable de l’Assemblée générale de l’ONU. Le prochain secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier. Dix candidats étaient en lice pour succéder au sud-coréen Ban Ki-moon.

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