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Soulagement après la libération de l’ex-otage franco-tunisienne Nourane Houas, détenue pendant 10 mois au Yémen

Par Jeune Afrique

Nourane Houas, ex-otage franco-tunisienne libérée après dix mois de captivité, à Oman le 4 octobre 2016. © Untitled/AP/SIPA

L'otage franco-tunisienne Nourane Houas, détenue au Yémen depuis décembre dernier, a été libérée et transférée lundi soir à Mascate, a annoncé le sultanat d'Oman, qui affirme avoir contribué au dénouement de ce rapt.

L’otage franco-tunisienne, libérée après 10 mois de détention au Yémen, a été victime d’une « entreprise criminelle, et non politique », ont indiqué mardi des sources diplomatiques à Mascate.

Libération « surprise »

« Il s’agissait d’une entreprise criminelle à but lucratif », a indiqué à l’AFP une de ces sources, ajoutant toutefois qu’il y avait « peut-être des accointances » entre les ravisseurs qui exigeaient une rançon et certains militants politiques.

Sa libération, qui a pris tout le monde « par surprise » à Oman selon une source diplomatique, a été annoncée par le ministère omanais des Affaires étrangères. Oman a réussi, « à la demande des autorités françaises, sur instruction du sultan Qabous et en coordination avec certaines parties yéménites, à retrouver l’otage et à la transférer lundi soir au sultanat en attendant son rapatriement », a annoncée le ministère. « Elle se repose et restera à Mascate deux ou trois jours », a indiqué mardi une source diplomatique, ajoutant qu’elle avait appelé ses parents en Tunisie et qu’après Oman, elle se rendrait « peut-être à Genève », où se trouve le siège du CICR.

Nourane Houas, employée franco-tunisienne du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen, avait été enlevée le 1er décembre 2015 à Sanaa, capitale du Yémen sous le contrôle des rebelles chiites houthis.

Soulagement international

Dans une vidéo diffusée au mois de mai, au cours de sa captivité, Nourane Houas avait lancé un appel à l’aide, se disant en danger de mort. Une vaste campagne de solidarité avait alors été lancée sur internet pour réclamer sa libération.

« Nous sommes soulagés et reconnaissants que Nourane soit de retour parmi nous, saine et sauve », a déclaré Alexandre Faite, chef de la délégation du CICR au Yémen via un communiqué. « Son enlèvement a été une épreuve terrible, aussi bien pour elle que pour sa famille, ses amis et ses collègues. (…) Notre priorité maintenant, c’est le bien-être de Nourane et son retour chez elle, auprès de sa famille. Nous demandons à ce que leur intimité soit respectée aujourd’hui. »

Dans un communiqué publié lundi soir par l’Élysée, le président français François Hollande a exprimé « sa gratitude à tous ceux qui ont permis l’issue heureuse de cette épreuve »saluant « le courage de Nourane Houas pendant sa longue détention » et partageant « la joie de sa famille. »

« Immense soulagement » aussi en Tunisie, où le ministère des Affaires étrangères « remercie toutes les parties ayant contribué au dénouement de ce rapt », citant notamment le CICR et les autorités omanaises.

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